La phrase de Löw à Götze : «Montre que tu es meilleur que Messi»

Entré à la 88e minute de la finale de la Coupe du monde à la place de Miroslav Klose, Mario Götze a lui fait une arrivée fracassante dans le gotha avec ce but qui restera dans l’histoire.

Avant d’entrer sur la pelouse, on a vu Joachim Löw glisser un petit mot dans l’oreille de Götze ; et l’on sait désormais comment le sélectionneur de la Mannschaft a boosté son joueur pour qu’il attaque cette finale à fond.

«Je lui ai dit : montre au monde entier que tu es meilleur que Messi, que tu peux faire la décision dans ce match. J’avais un bon sentiment pour lui, c’est un joueur qui peut tout faire. Götze est un enfant prodige, il peut faire des choses incroyables.

Il peut toujours faire la décision dans un match et a marqué un très beau but», a expliqué Joachim Löw, dont le coaching a pour le moins été payant dans cette finale. Lionel Messi aura donc joué un rôle au moins psychologique dans la victoire finale de l’Allemagne.

Avec lequipe.fr

CONSECRATION – Parcours d’un champion du monde : Löw : «Le projet a commencé il y a 10 ans»

Le sélectionneur de l’Allemagne est revenu sur les raisons du succès de son équipe en louant l’état d’esprit de ses joueurs et en mettant en exergue la transformation structurelle opérée par le football allemand depuis 2000.

Comment avez-vous géré tactiquement cette finale ?

Les deux équipes voulaient gagner dans le temps réglementaire. L’Argentine a eu des occasions, on en a concédé comme lorsque Toni Kroos a fait une tête vers l’arrière pour Higuain. Nous aussi avons eu quelques occasions. On était plus actif, on avait beaucoup plus de possession. On a eu cette énergie dans la prolongation, on ne voulait pas aller aux tirs au but. L’Argentine voulait peut-être attendre, contrer, récupérer le ballon et lancer Messi… C’est très bien ce qu’ont fait Hummels, Boateng et Schweinsteiger qui étaient là pour bloquer Messi, pour qu’il ne puisse pas prendre de la vitesse. A l’arrivée, on a réussi.

Comment s’est construit le style de l’Allemagne ?

Cela fait beaucoup d’années qu’on travaille dessus, indépendamment de ce qui se fait dans d’autres équipes. On ne veut pas s’adapter. Mais c’est vrai que des entraîneurs comme Klopp, Guardiola ou Ancelotti ont fait progresser le jeu au cours de la saison. Le Bayern sous Heynckes a gagné un grand titre il y a un an (la Ligue des Champions). Cela a donné de l’assurance aux joueurs du Bayern. Ce titre va nous pousser dans notre pays. On a beaucoup de jeunes joueurs comme Reus, Götze, Gündogan, ou Kroos qui n’a que 24 ans.

Quelles ont été les étapes pour arriver à la consécration ?

Nous avons passé 55 jours ensemble, mais le projet a commencé il y a 10 ans avec Jürgen Klinsmann. Notre grande force a été de progresser continuellement ces dernières années. Même si on ne gagnait pas, on savait qu’on allait finir par y parvenir. Avec Lahm, Schweinsteiger, Mertesacker, Podolski, Klose… cette équipe mérite son titre. On a produit les meilleures performances dans ces sept matchs du tournoi. Un incroyable état d’esprit s’est développé, avec de grandes capacités et une grande volonté. C’est aussi pour cela qu’on a réussi. Etre la première équipe européenne à gagner le titre mondial en Amérique du Sud, ici dans le pays du foot, au Brésil, nous rend très fiers.

Comment expliquez-vous l’émergence de tant de jeunes talents en Allemagne ?

La Bundesliga tient une grand part dans cette réussite. Après le Mondial 2010, il était important que les entraîneurs allemands fassent confiance à de jeunes joueurs. En 2000 et en 2004, le foot allemand était à terre, avec des éliminations dès le premier tour de l’Euro. En 2000, des mesures importantes ont été prises. Il fallait former des joueurs plus techniques. La seule vertu allemande ne suffisait plus. On a fait des centres de formation et des écoles de foot. Notre titre est aussi un produit de la très bonne formation en Allemagne.

Avec Figaro.fr

EXPLOIT – Héros de la finale : Götze, «Dieu du football»

«1-0 Champions du monde!», titrait lundi le quotidien allemand Bild sur une photo pleine page du buteur Mario Götze, «Super Mario» célébré en héros par les médias après le quatrième sacre mondial remporté dimanche par la Nationalmannschaft.

«Vous êtes les plus grands», clamait le quotidien Bild, le plus lu d’Europe, sur une photo de toute l’équipe s’étalant en double page intérieure d’une édition presque intégralement consacrée à cette «partie héroïque», publicités comprises. «Götz soit loué», osait Bild en jouant sur la proximité phonique entre le nom de l’auteur du but de la victoire et Gott (Dieu en allemand). «Merci, Jogi (Löw) ! Merci les garçons ! Vous nous avez rendus infiniment heureux.»

Le chef d’œuvre de Joachim Löw

Presque sobrement, le quotidien berlinois Tagesspiegel avait mis en Une le trophée tant convoité, le tabloïd Berliner Zeitung titrait «Champions du monde», et Die Welt clamait «C’est vrai» en utilisant les couleurs nationales noir-rouge-or que des millions d’Alle­mands ont agitées jusque tard dans la nuit dans tout le pays. «1954. 1974. 1990. 2014 !

L’Alle­magne est championne du mon­de», s’exclamait le site web du Spiegel. «Nous nous inclinons devant l’entraîneur Jogi Löw. Ce titre est son chef d’œuvre. Con­centré, il conduit l’équipe à travers le tournoi. Il reste tranquille après les grandes victoires. Il garde son calme après les matches difficiles», jugeait Bild.

«Götze, le libérateur», titrait l’édition en ligne du Frankfurter allgemeine Zeitung. «Alors pour la première fois, une équipe européenne a remporté un tournoi mondial en Amérique du sud (…) Sur l’ensemble du tournoi, le titre de l’Allemagne est largement mérité.»

«Meilleure génération de l’histoire du foot allemand»
«En 2006 et 2010, l’équipe était arrivée tout près du but, mais avait échoué en demi-finale. En 2014, l’équipe et son entraîneur étaient mûrs pour le titre», a commenté la Faz, saluant «peut-être la meilleure génération (de joueurs) de l’histoire du football allemand». «Champion du monde ! L’Equipe nationale allemande a tenu sa promesse. Les concerts de klaxon et défilés de voitures qui ont commencé dimanche soir vont encore monter en puissance jusqu’à la réception de l’équipe à Berlin mardi», estimait le quotidien régional Neue Osnabrücker Zeitung.

«Ceux qui voudront pourront toujours déplorer un état d’exception inadmissible, mais ils ne peuvent rien contre la force d’aspiration d’un grand événement footballistique», poursuivait le journal. «Guerre en Israël ? Guerre en Ukraine ? Affaire d’espionnage ? Pour beaucoup, tout cela n’a aucune importance (…) Pour la plupart des gens, le football est un stimulant émotionnel loin du quotidien rationnel.»

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