La population américaine en colère a parlé

epa05623815 Supporters cheer for US President-elect Donald Trump (not pictured) at his 2016 US presidential Election Night event, as votes continue to be counted at the New York Hilton Midtown in New York, New York, USA, 08 November 2016. US businessman Republican Donald Trump has won the US presidential election. Americans voted on Election Day to choose the 45th President of the United States of America to serve from 2017 through 2020. EPA/SHAWN THEW

epa05623815 Supporters cheer for US President-elect Donald Trump (not pictured) at his 2016 US presidential Election Night event, as votes continue to be counted at the New York Hilton Midtown in New York, New York, USA, 08 November 2016.  US businessman Republican Donald Trump has won the US presidential election. Americans voted on Election Day to choose the 45th President of the United States of America to serve from 2017 through 2020.  EPA/SHAWN THEW

L’élection de Donald Trump à la Maison Blanche est due à plusieurs facteurs, selon le professeur en relations internationales de l’université catholique de Louvain (UCL), Tanguy Struye. Parmi eux, le besoin de changement après huit années de politique démocrate et la personnalité d’Hillary Clinton, très controversée. Mais surtout, Donald Trump a représenté et compris la colère de toute une partie de la population qui s’est sentie abandonnée par l’establishment américain.

« Une partie de la classe moyenne ou ouvrière ressent encore les effets de la crise économique alors que l’économie américaine est bien meilleure qu’il y a huit ans », précise Tanguy Struye.

« Vote contre l’establishment »
« C’est cette classe-là qui a voté contre l’establishment, plutôt que pour Trump », avance-t-il. Selon le politologue, Donald Trump a réussi à représenter la colère de cette partie la population qui se sent laissée pour compte et l’a surtout comprise, ce que n’a pas fait Hillary Clinton.

Classes lésées
Sebastian Santander, professeur en relations internationales à l’université de Liège (ULg) est du même avis. « Les classes défavorisées américaines se sont senties lésées, laissées de côté par l’élite. Le discours de Trump s’est adressé à elles. »

Mondialisation débridée
« Dans un contexte de mondialisation débridée, une partie de la population américaine a énormément souffert, a peur de la mondialisation et de l’immigration et a donc été touchée par le simplisme de Donald Trump », ajoute le politologue de l’ULg.

Crise de représentation politique
Les deux politologues s’accordent: cette victoire du candidat républicain populiste est le signe d’une crise de représentation politique forte. Le parti démocrate va devoir se remettre profondément en question afin de préparer la future génération et espérer battre le nouveau président des Etats-Unis en 2020.

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