La solennité dénommée : « la Communauté internationale ou la coalition colonialiste en bande communautariste blanche ? » Par Ahmadou Diop

CommunauteNous devons privilégier un partenariat avec les brics : Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud . A effet, nous gagnerions beaucoup et pourrions mettre des industries lourdes sur la base d’accords équilibrés en fonction de nos intérêts économiques et politiques. C’est la seule voie salutaire pour sortir de la dépendance et de l’expansion capitaliste outrancière.
Le terme « communauté internationale » galvaudée n’est en définitive que le prolongement du colonialisme tempérant, pour donner l’impression d’une prétendue justice interplanétaire, alors qu’il n’en est rien. La réalité est autre au regard des faits bien établis.

Il n’est pas possible qu’au 21 énième siècle, plus de cinquante quatre ans après les indépendances africaines, nominales, fictives, que la Communauté internationale, déguisée, en réalité, en gendarme colonialiste du monde, se substitue « en communautarisme blanc », décide librement en lieu et place des africains; dont les objectifs inavoués, consistent à utiliser des pirouettes imparables, de façon à confisquer le destin de l’Afrique, et à dessein de l’aliéner durablement, autant que possible par des mécanismes douteux.. Certes, le vocabulaire a tout simplement changé de forme, mais la réalité est toujours la même ; la domination éternelle pour mieux l’asservir. Si on n’y prend pas garde, le mal ira crescendo, qu’il n’y paraît, puisque face à l’invasion aux effets multiplicateurs nocifs de la part des puissances, l’Afrique, elle, déjà pillée, vidée de ses ressources inestimables, risque de disparaitra à jamais pour n’être définitivement que sous la coupole des caïmans, qui versent des larmes de crocodile. Un mépris des populations africaines prises pour des moins que rien. Il n’y a ni plus ni moins.
Afin de démanteler les ingérences étrangères insoutenables de la Communauté dite internationale, qui se succèdent véhément en lieu et place des institutions africaines, piétinent par le jeu des mécaniques douteuses, tendant à faire valoir leurs propres intérêts colonialistes, pour placer des gouverneurs de colonies corvéables, malléables à merci, à dessein de se servir eux-mêmes comme des gloutons et asservir les africains : à savoir les pillages systématiques organisés de nos matières premières au profit de leurs industries et au détriment des populations africaines, hélas, laissées et lassées aux vestiaires.
N’est-il pas plus judicieux de bannir ce terme désuet, décousu : « Communauté internationale » appelée la nébuleuse. Il faut tout simplement interdire les observateurs douteux dans les élections présidentielles en Afrique, en particulier, l’envoi les larbins massifs de la francophonie et ses tentacules. Ce qu’il est convenu d’appeler l’écharde contre la démocratie en Afrique, de manière que le continent puisse disposer librement de son destin sur des bases voulues ? Car les intrusions des institutions étrangères confisquent les indépendances africaines nominales.
Pour contrecarrer l’immixtion de la communauté internationale, il est nécessaire de mettre sur pied la solennité dénommée : « les sentinelles africaines », qui auront donc la particularité de dénoncer tous les dictateurs africains et leurs parrains, où qu’ils se trouvent sur la planète, pour protéger les intérêts légitimes du continent. Une telle organisation Africaine supra nationale, sera aussi chargée de promouvoir la démocratie réelle à travers le continent africain. Elle aura la légitime défense de statuer librement et en toute indépendance sur toutes les éventuelles fraudes lors des élections africaines.
Peut-on être putschiste et démocrate à la fois ? On est démocrate ou putschiste mais pas les deux à la fois. La nébuleuse médiatico-politique choisit toujours son camp en fonction de ses intérêts colonialistes, mal placés. Des coups d’Etat en bonne et due forme ternissent l’image de l’Afrique vassalisée, de plus en plus écornée. C’est inacceptable au regard de la morale et au nom du droit international.
La communauté internationale ne peut donc élire un chef d’état africain au 21 énième siècle. C’est honteux. Il s’agit ni plus ni moins que d’une ingérence étrangère, maquillée en colonialisme. Un président français ou américain est-il élu ou déclaré vainqueur par la communauté internationale ? Que vient faire une communauté internationale sur des élections africaines ? L’Afrique doit être libre pour choisir son propre destin. La nébuleuse dénie à l’Afrique ce qu’elle n’accepte pas chez elle.

Le combat continue !
Ahmadou Diop

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