La transhumance, l’une des plus grandes abjections de notre époque.

benno siggil senegalExiste-t-il aujourd’hui une plus grande ignominie que la transhumance politique ? Plusieurs sortes d’infamies sont commises par celui qui s’y adonne. Trahison, mensonge et dédit sont pratiqués dans la plus grande désinvolture par des hommes et des femmes à qui leurs rangs sociaux auraient dû inspirer un tant soit peu de pudeur. Et tout cela par simple aspiration à des futilités trop fugaces.

Souvent, des guignols, telles les mouches renifleuses de merde, passent le plus clair de leur temps à voleter d’un tas d’excréments à un autre. Je préfèrerais ne pas gaspiller ma salive, mon encre ou mon temps à continuer de passer en revue leurs attitudes odieuses. Mais, ai-je le droit de me taire et laisser croire à ces malfrats que les autres ignorent leur abjection ? Ces roturiers qui n’ont jamais eu, ou qui ont perdu à jamais la quintessence de la pudeur et de la dignité humaine, semblent ignorer qu’ils sont vus et entendus par leurs propres enfants, épouses et proches, qu’ils sont vus et entendus par des gens qui souffrent de leurs actes et paroles qui font parfois douter que le bien existe encore sur cette terre. Menteurs invétérés, grands traîtres devant l’Eternel, ils sont toujours devant les micros de radio et sur tous les plateaux de télévision pour insulter, sans état d’âme, les amis d’hier qui sont les ennemis d’aujourd’hui et vice-versa. Ces larbins, conscients de leurs carences, ne prétendent même pas à des stations très importantes. Ils se contentent de s’occuper des sales besognes de leurs “parrains”. Ils se contentent de jouer les lèche-bottes, ignoble métier qui leur permet de glaner des miettes dans la facilité. Ils se complaisent, alors, dans un semblant de confort et, étant sûrs qu’ils n’ont aucune autre compétence à faire valoir, ils restent d’éternels ratés prêts à commettre les pires exactions. Proxénètes, entremetteurs, maquereaux, hommes de main, larbins de toutes catégories, voilà un genre d’individus qui ne méritent pas de humer le même vent que les hommes et femmes qui comprennent encore les principes élémentaires de l’honneur.

Des fossiles du quaternaire qui croient avoir droit à l’immortalité et que l’avidité ardente du pouvoir semble ressusciter à chaque génération. Des valeurs, ils n’en ont jamais eues. Les seules choses qui comptent pour ces vieux torchons sont l’argent et le pouvoir. Scandant allègrement un populisme éhonté, ils arborent des airs de messie qui ne peuvent leurrer que les ilotes. Engoncés dans leurs manteaux de traîtrise, ils crachent sur leur statut de doyens et remettent ainsi en cause leur obligation de servir de modèles aux jeunes générations et leur chance de marquer honorablement les pages de l’histoire. Leurs expériences qu’ils brandissent comme arguments et qui ne sont en réalité fondées que sur la perfidie, la vénalité, la corruption et la dilapidation des deniers publics ne peuvent que mal servir la Nation. Au moment de prendre leurs retraites politiques pour s’adonner à des activités plus pieuses et plus sereines et terminer leur vie en beauté, ils subissent les contrecoups d’une existence gaspillée dans le mensonge, les utopies et le délire. Ils courent alors derrière l’argent et les honneurs et sont, aujourd’hui plus que jamais, prêts à perpétrer des actes indignes.

L’arrogance de ces individus est hélas exacerbée par une médiatisation outrée, qui en fait des stars. Des canailles qui auraient dû vivre et mourir dans l’anonymat dans un pays normal, sont érigées en modèles et invitées dans toutes les émissions radiotélévisées. Elles y sortent les pires sottises et une partie des Sénégalais, amnésiques ou trop magnanimes supportent, pendant de longues minutes, des bêtises que la nature laissée à elle-même aurait honte de perpétrer. Les autres, retranchés dans les dernières limites de la dignité et de l’honneur, ont tendance à ne plus s’intéresser aux médias locaux à cause des débats insipides entre “griots” des différents partis politiques et de l’ignominie des renégats qui squattent les “WAX SA XALAAT”.

CIPPRI FII LA GALLI YAM !!!1

A titres d’illustrations, voici quelques morceaux choisis déshonorants, parmi de nombreux autres, que ces individus ne sont pas le moins du monde gênés de débiter tous les jours :

* nguuru lekk ak naan la ndax folliku day bette2

* Damay tiitëru ndax maa aaye tay3

* Si quelqu’un du parti me parle de son problème, je vais voir le Président et il me donne quelque chose pour lui (SEDDOO ou quoi ?)

Mais que peut-on attendre d’un bousier qui, étant larve, était nourri d’excréments ?

Momar Ibn Sidaty

Serignediagne@yahoo.fr

Louga, le 26 décembre 2013

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