Lâché par ses lieutenants: Idy saurait-il renaître de ses cendres comme Wade en 2000

Il est haut comme trois pommes. Mais, son intelligence, au contraire de sa taille, n’en est pas moins intelligent, si intelligent que d’aucun se demandant si ce n’est pas ce trop-plein d’intelligence qui va le mener dans le précipice. Lors des derniers législatives, ses alliés naturels devaient être les libéraux de Wade avec qui, quels que soient les désaccords, le lie ce petit quelque chose qui cimente les relations.

Qu’en est-t-il avec l’aile dissidente du Parti Socialiste incarnée par Khalifa Sall et avec qui il était en alliance dans Taxawu. Dans cette Alliance Idrissa Seck et le Rewmi étaient les grands perdants. Investi, lui-même, à Thiès ou il n’escomptait quand même pas gagner devant toute l’armada du pouvoir, Idy a relégué ses cadres à des positions telles que toutes élections pour eux relevait de la fable.

Rewmi qui rate de peu un groupe parlementaire en 2013-2014 se retrouve ainsi avec un seul député. Terrible chute pour celui qui, à en croire l’humoriste Sa Ndiogoude Walf Tv, se voit encore comme le 5 éme président du Sénégal.

Aussi le départ de Thierno Bocoum ne devrait guère surprendre pour qui sait lire la boule de cristal. Il est même d’une redondante évidence. D’autres départs ne sont même pas à écarter si l’on sait que, la politique, aux antipodes de la vision communiste de la lutte des classes, est le champ de compétition pour les places. Dans une perspective court ou moyen-termiste, le Rewmi peut-il encore en offrir ?

Pas Sûr. Et ce qui inquiète c’est ce flegme britannique dans le s’emmure Idrissa Seck pendant que son parti est en train de se dépeupler de ses cadres. Peut-être qu’il fait sienne l’attitude de Wade qui, délesté de ses apparatchiks que sont Jean- Paul Dias, Fara Ndiaye, Serigne Diop, Ousmane Ngom, est resté zen jusqu’au grand soir de mars 2000.

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