L’ADN des momies égyptiennes analysé pour la première fois

Un groupe international de scientifiques a pour la première fois, et avec succès, restitué et analysé l’ADN de momies égyptiennes pour comprendre la différence génétique entre les habitants de l’Égypte ancienne et contemporaine.

Les scientifiques considéraient, depuis longtemps, l’étude de l’ADN des momies comme impossible à cause du climat chaud, du haut niveau d’humidité et des matières chimiques utilisées pour la momification. Pourtant, grâces aux nouvelles technologies, une équipe de scientifiques allemands, britanniques et polonais a pu extraire et analyser des génomes nucléaires complets d’anciennes momies égyptiennes. Les données obtenues ont permis aux chercheurs de comparer les génomes des Égyptiens anciens et des habitants de l’Égypte contemporaine, relate le site Web de la société Max-Planck.

En particulier, les scientifiques voulaient comprendre si les conquêtes d’Alexandre de Macédoine et d’autres envahisseurs avaient influencé le patrimoine génétique de la population de l’Égypte ancienne.

Pour effectuer cette expérience, les chercheurs ont utilisé l’ADN de 151 momies, embaumées entre 1 400 avant J.-C. et 400 après J.-C., et découvertes lors de fouilles sur le site archéologiques d’Abousir, situé au bord du Nil, à 25 km au sud-ouest du Caire.

Les résultats de la recherche ont montré que les anciens Égyptiens étaient génétiquement proches des habitants du Levant et étroitement liés à la population de l’Europe et de l’Anatolie. Dans le même temps, les experts ont souligné que malgré les conquêtes étrangères, la génétique des habitants d’Abousir n’avait pas subi d’importantes modifications pendant 1 300 ans.

Cependant, l’étude a montré que l’ADN des Égyptiens contemporains contenait 8 % de plus de gènes des populations du sud que celui des Égyptiens anciens. D’après les scientifiques, cela permet de supposer que les changements génétiques chez les habitants de l’Égypte ont eu lieu au cours des 2 000 dernières années. Parmi les causes possibles de ces changements, les experts désignent la migration de la population du sud le long du Nil, l’augmentation des volumes du commerce entre les Égyptiens et les populations africaines du sud du Sahara, ainsi que le commerce d’esclaves qui a commencé il y a à peu près 1 300 ans.

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