L’Afrique du Sud légalise la consommation de cannabis

La Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud dépénalise la consommation de marijuana à titre privé. Les Sud-Africains pourront fumer du cannabis à domicile sans être inquiétés.

Les Sud-Africains vont pouvoir consommer du cannabis à domicile sans que cela ne constitue un délit. La justice sud-africaine a déclaré anti-constitutionnelle l’interdiction de la consommation de marijuana à titre privé. La commercialisation ainsi que la consommation dans les lieux publics restent interdites.

Le pays rentre dans le cercle encore « fermé » des pays à avoir dépénalisé le cannabis à usage récréatif. L’Uruguay fait figure de pionnier en ayant légalisé en 2013 la production, la distribution et la consommation du cannabis. Aux Etats-Unis, huit Etats américains ont autorisé la consommation récréative, le dernier à l’avoir fait étant la Californie en janvier 2018.
La marche vers la légalisation du cannabis thérapeutique

A l’échelle mondiale, l’heure est davantage à la légalisation de l’usage exclusivement thérapeutique de la marijuana. En Amérique latine comme en Europe, plusieurs pays ont déjà franchi le pas ou s’apprêtent à le faire. Le cannabis médical est légal notamment en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Autriche, en Italie, en Grèce, etc.

En France, un seul médicament à base de cannabis est autorisé en France, le Sativex. Mais dans les faits, ce traitement destiné à soulager les contractures et douleurs sévères des patients atteints de sclérose en plaques n’est toujours pas commercialisé.

Plusieurs voix de scientifiques défendent l’utilisation du cannabis à usage médical notamment pour soulager la douleur chronique et réduire les effets secondaires (nausées et vomissements) des chimiothérapies.

Le 10 septembre dernier, l’Agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé (ANSM) a annoncé la mise en place d’un comité chargé de se pencher sur la question. Objectif affiché : « évaluer la pertinence de développer en France l’utilisation thérapeutique du cannabis pour certaines indications et de proposer le cas échéant, les modalités de sa mise à disposition ». Les premières conclusions sont attendues d’ici à la fin de l’année.

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