L’appel au boycott des produits israéliens blâmé par le ministère français de l’Intérieur

Intervenant lors de la Convention nationale du Conseil représentatif des institutions juives de France, Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, a fustigé l’appel au boycott des produits israéliens.

Invité à la neuvième édition de la Convention nationale du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) qui s’est tenue ce 18 novembre à Paris, Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur, s’en est pris au boycott des produits israéliens.

Lors de son discours de clôture à la neuvième édition de la Convention nationale du Conseil représentatif des institutions juives en France (CRIF), Laurent Nuñez a tenu à rappeler l’opposition du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, initialement attendu mais finalement absent, au boycott.

«Ces actions sont constitutives d’une infraction pénale», a-t-il affirmé, ajoutant que la préfecture de police avait procédé «à l’ensemble des constatations pour que des poursuites puissent être engagées.»

Le CRIF a organisé ce 18 novembre au Palais des Congrès de Paris une convention baptisée «La République contre les haines». Le programme comprenait conférences, débats et tables-rondes avec la participation de personnalités politiques, intellectuelles ou encore religieuses, parmi lesquelles le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

En France, deux arrêts rendus par la Cour de Cassation le 20 octobre 2015 assimilent ces appels au boycott à de la «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée» (article 24 alinéa 8 de la loi sur la presse). Ces appels sont passibles d’un an d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende ou d’«une de ces deux peines seulement».

La campagne palestinienne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) est née en 2005 à Ramallah. Ce mouvement se fonde sur un appel au boycott des produits confectionnés en Israël et des activités liées au pays afin d’exercer une pression publique contre contre les colonies israéliennes en territoires palestiniens.

En 2009, suite à l’offensive israélienne «Plomb durci» sur Gaza, un appel à une campagne de ce type en France a donné naissance à la branche française du BDS. À ce jour, un peu plus d’une cinquantaine d’organisations nationales y participent, dont des syndicats et des partis politiques.

fr.sputniknews.com

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