L’Arabie avertit l’Iran qu’elle ne tolérera « aucune atteinte » à sa sécurité

L’Arabie avertit l’Iran qu’elle ne tolérera « aucune atteinte » à sa sécurité

L’Arabie saoudite a averti l’Iran qu’elle ne tolérerait aucune atteinte à sa sécurité nationale, alors que la tension est montée entre les deux pays après le tir d’un missile balistique par des rebelles yéménites proiraniens vers Ryad ce week-end.

« Les ingérences iraniennes dans la région nuisent à la sécurité des pays voisins et affectent la sécurité et la paix dans le monde », a déclaré le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir, dans des tweets. « Nous ne tolèrerons aucune atteinte à notre sécurité nationale ».

Comme l’avait affirmé plus tôt la coalition de pays musulmans qui intervient au Yémen sous commandement saoudien depuis mars 2015, M. Jubeir a averti: « Le royaume se réserve le droit de riposter de manière appropriée et au moment opportun aux agissements agressifs du régime iranien ».

Alors que la journée a été marquée par de violents échanges entre Ryad et Téhéran, le ministre saoudien a surenchéri en fin d’après-midi en affirmant que « le terrorisme iranien continue de terrifier des innocents, de tuer des enfants et de violer le droit international ».

« Chaque jour, il devient de plus en plus clair que la milice des Houthis est un outil terroriste pour détruire le Yémen », a-t-il dit, ajoutant: « Nous réaffirmons qu’il n’y aura aucune tolérance vis-à-vis du terrorisme et de ceux qui le parrainent ».

La guerre au Yémen oppose les forces gouvernementales, qui ont été chassées en septembre 2014 de la capitale Sanaa, aux rebelles houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme) très présente dans le nord.

Les Houthis sont soutenus par l’Iran, qui nie toutefois toute aide militaire à leur égard.

Voaafrique

Arabie Saoudite : Onze princes et des dizaines de ministres arrêtés

C’est un spectaculaire coup de filet qu’ont effectué les autorités saoudiennes. Onze princes, plusieurs dizaines d’anciens membres du gouvernement et quatre ministres en exercice ont été arrêtés samedi 4 novembre.

C’est la chaîne Al-Arabiya (à capitaux saoudiens) qui a révélé l’information, sans citer ses sources.

Parmi les personnes arrêtées figurerait aussi le prince Alwalid ben Talal, le richissime homme d’affaires et principal actionnaire de la société d’investissement Kingdom Holding – et par ailleurs neveu du roi Salman. Le cours de la société chutait de près de 10% ce matin, à l’ouverture de la Bourse de Ryiad.

Des participations dans Citi, Apple et Twitter 

L’arrestation du prince milliardaire, dont la fortune est estimée à 19 milliards de dollars selon Bloomberg, pourrait avoir de sérieuses conséquences dans le monde des affaires. Le groupe Kingdom Holding détient en effet des participations dans un très grand nombre de multinationales.

Il est notamment actionnaire de longue date de la banque américaine Citi. Il possède par ailleurs des participations importantes dans des multinationales américaines comme Apple, Ebay et Twitter, et détient aussi des parts du champion du e-commerce chinois JD.com. C’est également un investisseur important dans les chaînes d’hôtel Four Seasons et Accor. A Paris, il est propriétaire depuis vingt ans du célèbre palace George V, situé à deux pas des Champs Elysées.

Le pouvoir du prince héritier renforcé

Ces arrestations ont été réalisées dans la foulée de la création, par décret royal, d’un comité anti-corruption, dont la direction a été confiée au prince héritier et nouvel homme fort du royaume, le prince Mohammed ben Salman.

L’agence de presse officielle saoudienne SPA a indiqué que le but de la commission était de « préserver l’argent public, punir les personnes corrompues et ceux qui profitent de leur position ».

Le prince Mohamed, qui est âgé de 32 ans, occupe déjà les fonctions de ministre de la Défense. Il a été nommé héritier du trône au mois de juin, lors d’un remaniement qui a mis sur la touche son cousin le prince Mohamed ben Nayef, qui fut ministre de l’Intérieur. Il semble chercher à étouffer les contestations internes avant tout transfert formel du pouvoir par son père, le roi Salman, âgé de 81 ans.

En parallèle à cette purge, le prince Miteb ben Abdallah a été relevé de ses fonctions de ministre de la Garde nationale. Le ministre de l’Economie, Adel Fakieh, a également été remplacé par un ancien pilote dans l’armée de l’air et ex-directeur général des opérations au Moyen-Orient de la banque HSBC.

Le procureur général d’Arabie saoudite a promis ce dimanche une ferme application de la loi. « Les suspects se voient accorder les mêmes droits et le même traitement que n’importe quel autre citoyen », a déclaré le Cheikh Saoud Al Mojeb, qui fait lui-même partie de la nouvelle commission anti-corrurption, créée samedi.

Les Echos

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