Le cancer au Sénégal : un tueur massif et silencieux

Longtemps perçu comme une maladie de pays riches, l’Afrique n’a pas pris les devants, à temps,  pour mener une croisade efficace contre le cancer. Conséquence : le continent se trouve submerger  aujourd’hui par cette pathologie débilitante. Des milliers de nouveaux cas qui sont diagnostiqués chaque année avec, très malheureusement, plus de 70% en phase terminale, comme c’est le cas au Sénégal.

Or, à cette étape, à moins d’un miracle, aucun acharnement thérapeutique ne saurait tirer le patient d’affaire. Ce qui ne signifie nullement qu’on ne doit rien essayer. Bien au contraire, il faut des soins palliatifs et un accompagnement.

Les chiffres officiels, quoiqu’approximatifs, font froid dans le dos. Selon la Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA), il y a plus de 20 800 cas de cancers diagnostiqués chaque année au Sénégal, dont 800 concernent les enfants (cf. statistiques 2016). Le portail d’information….

Ce « miracle » pourrait permettre de lutter contre le cancer du pancréas

Le cancer du pancréas a toujours été l’un des plus agressifs pour lequel les médecins ont très peu de recours. En général, les symptômes de cette tumeur se déclenchent très tardivement, la tumeur est déjà bien souvent développée une fois diagnostiquée.

Cette maladie néfaste pourrait bien être stoppée grâce à… une éponge verte. Nommée le Latrunculia austini, elle a été découverte dans les eaux glacées de l’Alaska 2005 lors d’une expédition d’exploration des écosystèmes sous-marins.

De la taille d’un œuf, cette éponge ne se déplace pas et reste fermement accrocher à des rochers. Cette immobilité est cependant la raison pour laquelle le Latrunculia austini a été obligé de créer des mécanismes de défenses chimiques pour survivre. En effet, c’est une des seules espèces sous-marines à avoir une composition chimique du genre, découvertes jusqu’à présent.

Les tests en laboratoires ont révélé que leurs molécules permettaient, en fait, de détruire sélectivement les cellules cancéreuses du pancréas.« C’est sans aucun doute la molécule la plus active contre le cancer du pancréas que nous voyons », s’est réjouit Mark Hamman, un chercheur de la faculté de médecine de l’Université de Caroline du Sud, dans un dépêche de l’AFP.

Le développement du cancer du pancréas est sans doute le plus redouté car il ne laisse présagé aucun signe avant coureur avant de devenir une tumeur. La tumeur grandit ensuite et va perturber le fonctionnement des autres organes.

Cependant, les chercheurs se veulent confiants: « bien qu’il reste encore beaucoup de travail à faire, cela marque la première étape clé dans la découverte et le processus de mise au point d’un traitement », a expliqué Mark Hamman.

Grâce à cette éponge miracle, très abondante mais difficile d’accès (de 70 à 220m dans les eaux sombres et froides d’Alaska), on pourra peut-être enfin soigner ce fléau. Une très bonne nouvelle donc pour la médecine !

Mouhamed CAMARA ( stagiaire )

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*