Le Dandé Mayoo réclame ses droits

Les populations des 37 villages composant le Dandé Mayoo déplorent le calvaire dans lequel ils sont à cause de l’enclavement de cette localité. Pour le faire bien comprendre, elles ont fait face à presse pour revenir sur les difficultés, dans tous les domaines, qu’elles rencontrent à cause de la non-prise en charge de leurs préoccupations.

Réunis au sein du mouvement Dandé Mayoo émergent, les habitants des 37 villages de cette contrée de la région de Matam ont tenu à alerter l’Etat sur la situation déplorable dans laquelle ils vivent. Selon eux, il est temps que le gouvernement se penche sur les secteurs pouvant sortir leur localité de l’ornière sans quoi, les populations et les originaires de ces hameaux, qui commencent à rouspéter pourraient passer à une autre étape.

«Le 13 septembre dernier, une marche s’est tenue simultanément en France et au Fouta. Nous non plus ne voudrions pas être en reste », a expliqué Harona Guèye, coordonnateur de la Cellule Dakar dudit mouvement. Avant d’ajouter : «Nos préoccupations tournent autour de 3 principaux points».
Ces points, informent M. Guèye, sont : «le bitumage de la piste Nawel-Demba Kandji. Et c’est notre point nodal. Cette piste, c’est la source de notre malheur. Ensuite, l’achèvement des pont de Ganguel Soulé et de Wendou Bossoyabé et les travaux de construction de la piste Bow à Wouro Sidy ».

Ces habitants fustigent aussi le découpage territorial qui les fait trimer pour obtenir des documents administratifs puisqu’ils sont obligés de rallier le Diéry, loin de 80 kilomètres pour les obtenir. Ce qui, en saison des pluies, leur cause énormément de difficultés. C’est d’ailleurs dans ce sens qu’ils réclament que leur contrée soit érigée en chef-lieu de département, d’autant plus que leur proximité avec la Mauritanie et le Mali, les plongent dans l’insécurité. D’où leurs exigences de voir un poste de brigade de gendarmerie. être érigé.

M. Guèye de conclure : «En tant que Sénégalais, nous voudrions que la situation se décante. Nous ne sommes derrière personne. Nous nous adressons à l’Etat et nous aimerions qu’il fasse quelque chose pour qu’il nous donne ce dont nous avons droit ».

A les en croire, aussi bien dans les secteurs de la santé, de l’agriculture, que sur l’accès à l’électricité, le Dandé Mayoo est laissé en rade.

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