LE M23 DEMANDE LA CONDAMNATION DES COMMANDITAIRES

La responsabilité n’a pas été totalement située. C’est la conviction d’Ousmane Ndiaye, le Secrétaire général du M23 par ailleurs coordonnateur du comité de commémoration de l’an 7 de la disparition de l’étudiant Mamadou Diop, tué le 31 janvier 2012, lors des manifestations préélectorales de la présidentielle de 2012 à la Place de l’Obélisque (actuelle place de la nation). Cela, suite à la décision rendue par la Cour d’appel dans cette affaire, confirmant celle prise en première instance. « Aujourd’hui, réagit-il, au lendemain de la décision de la Cour d’appel dans l’affaire Mamadou Diop, nous sommes partagés entre satisfaction et insatisfaction. Satisfaction, d’abord, parce que les juridictions de ce pays se sont saisies du dossier, l’ont instruit et ont fait des jugements en première instance et en deuxième instance. Des jeunes policiers ont été condamnés mais à notre avis ces policiers ne sont pas les seuls responsables. Ces policiers ont agi sur ordre du ministre de l’Intérieur, sur ordre du président de la République. » Ousmane Ndiaye et ses camarades se sont réunis ce jeudi 31 janvier 2019, au siège des forces vives de la nation du 23 juin 2011 dit M23, pour commémorer ce triste anniversaire. Et, fulmine leur porte-parole, ils « ne peuvent pas comprendre que ces jeunes policiers (Ousmane Thiam et Wagane Souaré) soient sacrifiés et que leurs chefs, ceux-là qui dirigeaient la police notamment le ministre de l’Intérieur d’alors, ne puissent pas être inquiétés. » Que les responsabilités soient situés Pour eux, « la justice doit travailler pour que dans ce genre d’affaire, il y ait une justice totale, que tous les coupables puissent être sanctionnés : les commanditaires, les donneurs d’ordre aux conséquences meurtrières. » Etant donné, motivent-ils que, « des vies ont été sacrifiés, des libertés sacrifiées et beaucoup de sang a coulé. Nous ne pouvons pas nous réfugier derrière un dédommagement, qui dit quatre (4) millions pour les blessés et dix (10) millions pour les morts. Non, au-delà des dédommagements, les responsabilités doivent être situées et tous les gens qui ont des responsabilités dans un meurtre ou une affaire de mort d’homme doivent être traduits devant la Justice et jugés comme cela se doit. » Les membres dudit comité ont saisi l’occasion pour appeler à la retenue à quelques heures du démarrage de la campagne électorale. « Un appel à l’endroit de la jeunesse, de l’Etat qui doit garantir la paix civile, qui a aussi l’obligation de créer toutes les conditions pour un scrutin transparent, libre et démocratique. Nous demandons à l’Etat de permettre à ceux-là qui veulent manifester pour dénoncer de les encadrer pour qu’ils manifestent dans le respect des règles de droit qui régissent le pays », décline Ousmane Ndiaye. Ledit comité a procédé à un récital de Coran pour prier pour Mamadou Diop et toutes les autres victimes des violences préélectorales de la présidentielle de 2012.

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