Le ministère du Tourisme veut libérer le pays d'accords défavorables conclus avant l'alternance

youssou

Le ministre du Tourisme et des Loisirs, Youssou Ndour, a déclaré, vendredi à Saly-Portudal, dans le département de Mbour (sud-ouest) que le Sénégal était en train d’examiner les voies et moyens de mettre fin à des accords non profitables aux Sénégalais, signés sous l’ancien régime avec des compagnies et des pays. ‘’Nous sommes en train d’examiner ces accords pour voir comment arriver à nous libérer des accords qui ne sont pas profitables à notre pays pour pouvoir signer d’autres accords qui soient plus bénéfiques à nos populations’’, a dit . M. Ndour, qui effectue, depuis vendredi, une visite de travail de deux jours sur la Petite côte. ‘’Tout le monde frappe à la porte du Sénégal, mais nous avons trouvé des engagements déjà pris par l’ancien régime et qui font que la destination est trop chère’’, a-t-il relevé, ajoutant : ‘’Nous travaillons tous les jours pour essayer de trouver des solutions aux problèmes du secteur.’’ En réponse aux chauffeurs et autres transporteurs qui s’activent dans le secteur touristique et qui dénoncent les tracasseries auxquelles ils sont toujours confrontés, le ministre du Tourisme s’est élevé contre toute pratique de corruption. Si quelqu’un commet une infraction, il faut user des voies légales pour le sanctionner au lieu de lui demander de l’argent. ‘’Personne n’a le droit de vous réclamer de l’argent pour des infractions que vous commettez. La loi a prévu des sanctions pour toute sorte d’infraction’’, a rappelé Youssou Ndour. A cet égard, le Directeur de la réglementation et de l’encadrement touristique, Amdy Sène, a rappelé que pour pouvoir transporter des touristes dans le cadre d’excursion ou de transfert, il faut ‘’obligatoirement’’ avoir une licence d’agence de voyage délivrée par le ministère du Tourisme. ‘’Les professionnels du tourisme qui louent des véhicules et autres instruments de transport touristique sont dans l’illégalité et poussent même les chauffeurs dans l’illégalité. S’ils veulent travailler avec les chauffeurs, ils doivent internationaliser leurs produits’’, a indiqué M. Sène.

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