Le nouveau combat du MFDC : la protection de l’environnement

Le mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance, a, dans un communiqué qui leur est attribué, accusé l’Etat (du moins ses démembrements), d’être de connivence avec un « vaste réseau de trafic illicite de bois ».
Voilà donc la nouvelle forme de bataille du Mfdc : la protection de la nature.

Vieux de plus de trente ans, le conflit connaît un glissement de sens et risque de perdurer encore malgré la médiation de la grande Communauté Sant’Egidio.
D’un conflit politique, la guerre de la Casamance tend vers un conflit environnemental.
C’est ce qui semble sortir de la lecture du communiqué ‘’authentique’’ ou pas attribué au mouvement indépendantiste, le Mfdc.
Dès lors, les politologues sont invités à réfléchir sur cette nouvelle revendication qui quitte le champ politique pour s’attacher à la nature.

Cela est d’autant plus vrai qu’Oumar Ampoï Bodian, membre du dit mouvement joint au téléphone à l’édition spéciale d’hier de la Tfm présentée par Mamadou Ibra Kane, réaffirme cette posture du MFDC à protéger désormais, la forêt casamançaise.
A partir de ce moment, une question mériterait d’être posée.
Est-ce qu’il appartient au Mfdc de faire appliquer la loi dans cette partie territoire sénégalais ?
Si illicite qu’elle soit la sanction du délit relève exclusivement de l’Etat qui dispose du monopole de la contrainte organisée.
Et, l’Etat est aujourd’hui interpelé sur eux choses : il est interpelé non seulement sur la recherche des auteurs de l’horreur du Samedi 06 décembre 2018 mais aussi sur la question de l’exercice de son pouvoir de souveraineté interne dans toute la zone de la forêt du Bayotte, bref dans toute l’étendue du territoire national.

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