Le pape François recommande la psychiatrie pour les enfants aux «tendances» homosexuelles

Le pape François a recommandé ce 27 août aux parents qui décèlent des penchants homosexuels chez leurs enfants de ne pas les condamner, mais plutôt d’ouvrir le dialogue et de les orienter vers un psychiatre. Des propos qui risquent de faire réagir.

Au cours d’une conférence de presse donnée dans l’avion qui le ramenait d’Irlande à Rome, le pape François a recommandé ce 26 août le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent des penchants homosexuels chez leurs enfants.

A un journaliste qui lui a demandé ce qu’il dirait à des parents constatant les orientations homosexuelles de leur enfant, le pape a répondu : «Je leur dirais premièrement de prier, ne pas condamner, dialoguer, comprendre, donner une place au fils ou à la fille». Dans le même temps, il a estimé qu’il fallait tenir compte de l’âge des personnes. «Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans», a estimé Jorge Bergoglio, le pape François. «Je ne dirai jamais que le silence est un remède. Ignorer son fils ou sa fille qui a des tendances homosexuelles est un défaut de paternité ou de maternité», a-t-il déclaré.

Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après vingt ans

Après sa visite de deux jours en Irlande, le pape François est en outre revenu sur sa rencontre avec des victime irlandaises d’abus sexuels commis dans le passé par des membres du clergé, des religieux et des individus au sein d’institutions catholiques. Lors d’une messe à Dublin le 26 août, le pape a énuméré une longue liste de «pardons» à toutes les victimes d’abus, en déclarant que les filles mères n’avaient pas commis «un péché mortel» comme le leur disait l’Eglise. Il s’est également montré particulièrement ému par le sort des filles non mariées obligées, avec la complicité d’institutions religieuses, de laisser adopter massivement leurs enfants par d’autres familles. «Je n’en avais jamais entendu parler», a-t-il avoué, en évoquant sa rencontre avec deux personnes qui furent ainsi adoptées illégalement.

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