Le Paris Sécuritaire De François Hollande

ImageProxy.mvcL’Afrique du Sud ne participera pas au sommet Afrique-France sur la sécurité à Paris, les 6 et 7 décembre au cours duquel, essentiellement, la Centrafrique sera à l’honneur. Elle estime n’avoir rien à voir avec ceux qui ont déstabilisé le continent au cours de ces quatre dernières années, déstructuration entamée depuis en Côte d’Ivoire et qui s’est achevée avec l’assassinat de Khadafi, ancien soutien durant la période sombre de l’apartheid. La suite : le Mali, la Guinée, la Centrafrique, etc… La liquidation programmée des anciens leaders n’aura pas aidé à stabiliser la zone, bien au contraire, comme le regrette Pretoria.
Le courroux du pays “Arc en ciel” est d’autant plus justifié que, par la voie pacifique, l’Afrique du Sud a su ramener la paix dans cette partie troublée par le développement séparé qui avait vivié tout l’environnement fait de refus de mouvements réfractaires à la domination d’une classe sur l’autre ; le dialogue et la concertation prédominent ainsi depuis plus de vingt ans, avec la libération de Mandela, et les urnes qui ont remplacé la Kalachnikov en Angola et au Mozambique, malgré quelques velléités récentes ; malheureusement, l’espoir de paix qui s’est déplacé vers le nord du continent a été ruiné avec le printemps arabe encouragé par les croisés occidentaux, à la tête desquels la France, appuyée par la fière Albion et les Yankees, en quête de troubles pour se nourrir.
Le dépit de Zuma est une raction normée de l’Afrique du Sud de rejeter le dicktat occidental de décider à la place des peuples. Thabo Mbeki l’a révélé récemment à l’émission «Talk to Al Jazeera », où il a relevé le refus atavique de l’Afrique du Sud de se prêter au jeu du Nord d’imposer sa volonté au Sud lorsque des dirigeants ne veulent pas se laissent manipuler.
Thabo Mbeki a ainsi expliqué que son pays a refusé de laisser assassiner des dirigeants locaux, comme au temps de l’apartheid (Zimbabwe) et, plus largement, de la volonté de la puissance coloniale de perpétuer son règne en imposant ses fantoches, comme l’a confirmé le président de l’Association des vétérans de guerre du Zimbabwe Jabulani Sibanda : les anciens mouvements de liberté, qui ont un sens aigu de la dignité, ont rejeté sans ambiguïtés les appels de sirènes de la fière Albion en Afrique australe”.
Le Paris Sécuritaire De Hollande
François Hollande de plus en plus à l’étroit se cherche de nouveaux horizons militaro-économiques. Il est aidé en cela par ses alliés proche (Grande Bretagne) et d’Outre-Atlantique (États Unis) qui trouvent dans les zones troubles d’Orient (Afghanistan, Pakistan, Irak) et d’Afrique du Nord et de l’Ouest un terreau fertile.Peu instruits par l’histoire, Hollande and C° ne vérifient même plus que plus cela change, plus la situation continue de se dégrader. Tant pis : l’industrie de l’armement, la seule à connaître un développement notable, vaut bien quelques nègres tués dans les nouvelles colonies à la place des arpents de neige.

La rencontre de Paris de cette semaine à laquelle près de quarante chefs d’Etat et de gouvernement doivent participer tournera autour de la lutte contre une insécurité que l’Occident nourrit à double titre : en créant le vide institutionnel et en armant conséquemment et incidemment les rebelles ; la jurisprudence Benghazi a servi de prétexte à une intervention militaire (saluée) de la France au Mali. Malheureusement, Bamako 2012 a été la conséquence de Libye 2011 et du reflux des alliés vaincus dans le vaste océan désertique du Sahara africain.

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