Le pouvoir d’achat des Français aisés augmente, celui des plus modestes diminue

French President Emmanuel Macron (L) talks with LVMH luxury group CEO Bernard Arnault at the VivaTech gadget show on May 24, 2018. - Macron urged Facebook CEO and the bosses of other tech companies accused of hoovering up personal data while avoiding taxes to use their clout for global good. Around 60 industry leaders travelled to Paris for talks with the French leader about improving the lives of workers in the gig economy and being better corporate citizens generally. (Photo by Michel Euler / POOL / AFP)

Le pouvoir d'achat des Français aisés augmente, celui des plus modestes diminue

Le pouvoir d’achat des ménages les plus modestes reculera sous les effets cumulés des budgets 2018 et 2019.

Voilà qui devrait relancer une fois de plus la polémique sur le « président des riches », étiquette qui colle à Emmanuel Macron depuis le début de son quinquennat.

Alors que les députés viennent d’achever en commission des finances l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2019, et que le texte sera débattu dans l’Hémicycle à partir de lundi 15 octobre, l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme de recherche indépendant, a publié, jeudi 11 octobre, une évaluation approfondie des conséquences des mesures fiscales et sociales contenues dans les deux premiers budgets de l’ère Macron.

Leurs conclusions sont sans appel : les effets cumulés des réformes 2018 et 2019 mèneront à une perte de « revenu disponible » – c’est-à-dire de pouvoir d’achat – pour les 20 % de Français les plus modestes (de l’ordre de – 0,5 % à – 1%). Pour les 60 % de ménages « intermédiaires » (entre les 20 % les plus pauvres et les 20 % les plus riches), il y aura un gain, jusqu’à près de 1 %. Le manque à gagner le plus important est enregistré par les 20 % les plus aisés (près de – 1 %), à l’exception notable des 1 % de ménages ultrariches : ces derniers verront leurs revenus dopés de près de 6 %.

Pourtant, sur l’ensemble de la population, les effets des réformes Macron sur le pouvoir d’achat devraient être positifs, de 1,2 milliard d’euros en 2019, expliquent les chercheurs de l’IPP à partir des chiffres contenus dans le PLF. En effet, au total, la baisse des prélèvements obligatoires (taxe d’habitation, « flat tax » de 30 % sur les revenus du capital…) sera plus importante que le recul des prestations sociales.

« Coût politique élevé »

Mais, par catégories de population et de revenus, les effets de la fiscalité Macron passés au tamis des modèles d’évaluation des économistes sont saisissants. Ainsi, les mesures 2018-2019 devraient faire augmenter le revenu d’un salarié au smic de 32 euros par mois en fin d’année prochaine (soit 384…

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Publié par wikistrike.com

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