Le président de l’Assemblée de Corse reconnaît l’indépendance de la Catalogne

Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse reconnaît, “bien sûr”, l’indépendance de la Catalogne, sur franceinfo vendredi 27 octobre. “Je précise qu’à cette heure, l’Assemblée de Corse n’a pas voté sur cette question”, souligne-t-il, en rappelant que l’Assemblée de Corse a voté pour “soutenir le principe du référendum”.

“Nous avons salué cette nouvelle république catalane. Nous avons des relations anciennes avec les Catalans, des relations amicales, politiques avec les indépendantistes catalans depuis des décennies”, se félicite-t-il.

“Ce qui est préoccupant, c’est cette solidarité sans faille avec Madrid”

La situation en Catalogne, pour Jean-Guy Talamoni, est pourtant “troublée” par la “volonté de la part de Madrid de ne pas établir de dialogue”. Pour le président de l’Assemblée de Corse, “du côté européen, ce qui est préoccupant, c’est cette solidarité sans faille avec Madrid, qui a utilisé des moyens extrêmement violents pour empêcher des gens qui venaient pacifiquement effectuer un vote”. “Les responsables européens auraient dû, au minimum, dire leur désaccord face à cette agression face à un fait purement démocratique”, déplore-t-il.

“Il est important qu’en Europe il y ait, de la part des responsables et des peuples, une volonté de ne pas laisser les choses s’envenimer parce qu’elles sont extrêmement préoccupantes”, avance-t-il.

“Nous avons beaucoup de retard sur la Catalogne”

Pour autant, cette déclaration n’encourage pas, selon Jean-Guy Talamoni, les velléités indépendantistes insulaires. “La Corse n’est pas du tout dans la situation de la Catalogne, n’est pas dans cette séquence, y compris du point de vue des indépendantistes. Nous avons beaucoup de retard sur la Catalogne, sur le plan institutionnel, sur le plan économique”.

Il précise que l’accord avec les nationalistes en cours en Corse “ne prévoit pas de processus d’indépendance pour les dix ans à venir”, tout en tempérant : “les Corses, s’ils le veulent, dans dix ans, pourront mettre l’indépendance en débat”. Mais “les choses ne se feront pas autrement que par la démocratie”, précise Jean-Guy Talamoni.

Source

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*