Le syndicat des gros porteurs contre l’Application du R14 de l’Uemoa

Le syndicat du Groupement des transporteurs et autres acteurs et syndicats du transport de véhicules gros-porteurs sont pour l’application du Règlement 14 de l’Uemoa qui limite le poids de la charge à l’essieu à 30 tonnes. Ils l’ont fait savoir au cours d’une conférence de presse tenue ce lundi à Dakar.

« Nous demandons au ministre du transport et des infrastructures routières de surseoir à cette décision prise depuis le 1er septembre 2018 d’aller vers l’application intégrale du règlement N°14/2005/CM/UEMOA. S’il ne le fait pas, il tue le transport. Nous avons des propositions de mesures transitoires concrètes qui vont permettre d’éviter de détruire nos routes », a déclaré le porte-parole du Collectif El Hadj Abdou Karim Seck. A l’en croire, « ce règlementent est dépassé,  ce qui est en train d’être réécrit nous ne savons pas exactement où est-ce que ça va nous mener ». C’est pourquoi, selon le porte-parole, « il est plus sage qu’on attende qu’il soit fini pour pouvoir l’appliquer ».

Dans chacun des huit (8) pays de l’Uemoa, plus le Ghana et Guinée qui se sont adjoints à ce règlement, le Sénégal est le seul pays à l’avoir appliqué. Il n’est pas question que l’on laisse à chaque fois le Sénégal être le seul pays à appliquer ce règlement qui est communautaire.

« Les sanctions ne pleuvent que sur la tête des camionneurs. Donc, nous disons qu’il temps est d’arrêter cette injustice. Si on avait reporté la première date de l’application intégrale de ce règlement au Sénégal, c’est parce que les sept autres pays concernés ne l’avaient pas appliqué.

Puisqu’on a les mêmes causes provoquant les mêmes effets, ce qui est normal, c’est qu’on reporte encore cette décision. Si cette décision persiste, les transporteurs qui partent au Mali ne reviendront pas.

« En plus, ceux qui ne peuvent pas payer sont partout stationnés au niveau des postes de contrôle. Partout où vous allez au niveau des postes de contrôle, vous verrez des tas de camions garés parce qu’ils ne peuvent pas travailler dans ces conditions. L’Etat nous impose d’arrêter nos activités. Le fret malien qui était de 80% jusqu’en 2015, est aujourd’hui à 40% au Port autonome de Dakar » dit-il.

Si le Port ne marche pas, c’est un ralentissement au niveau de toutes étapes de la transition et le Pse ne pourra plus être fiancé. Le Chef de l’Etat n’a pas intérêt à regarder faire ces choses là parce que ce n’est pas dans l’intérêt du Sénégal.

« Il n’est pas question de laisser des gens qui ne savent pas se mêler des choses que nous savons. Les infrastructures routières, on peut en parler en long et en large. Elles doivent s’adapter à l’évolution du transport moderne. Au besoin de développement de nos Etats qui augmente de jour en jour, le matériel roulant a bougé. Plus on a d’essieux, moins on détruit la route » explique M. Seck.

Avant de poursuivre : « Le règlement N°14 ne connait que trois (3) essieux. Donc, il faut reconnaitre qu’il est dépassé puis le changer. Cinq essieux protègent mieux la route que deux ou trois essieux. Nous pouvons augmenter le prix mais ça se négocie à travers un bureau de frets ou alors une bourse de frets. Il faut une coordination et y impliquer les transporteurs. Par contre, tout ce ça ne va par marcher ».

 

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