Législatives 2017: Macky Sall «dompte» Bennoo

En direction des élections législatives, le chef de l’Etat, par ailleurs, Président de la grande coalition Bennoo Bokk Yaakaar, veut que son parti et sa coalition aillent en ordre serré. En ce sens, toute tentative de sabordement venant de ses alliés étouffé dans l’œuf. Déjà, le chef de l’Etat, passe à l’acte. Il avait pourtant annoncé la couleur, menaçant de sanctionner tout responsable de l’Apr ou tout allié qui créera une liste parallèle.

Des «rebelles» limogés  

Les nombreuses contestations enregistrées çà et là, au sein de la majorité présidentielle, depuis la publication des listes des investis en vue des Législatives du 30 juillet prochain, n’ont pas du tout plus au chef de Benno Bokk Yakaar (BBY). Macky Sall a pris la cravache pour remettre dit-on de l’ordre dans les rangs de la coalition présidentielle.

En effet, c’est en Allemagne, où il effectuait une visite de quelques jours que le patron de Benno a décidé de se séparer de deux leaders.
Il s’agit de Maguette Ngom, syndicaliste et patron du parti Nouvelle intelligence pour le développement de l’Afrique (Nida) qui a été limogé de son poste de Conseiller spécial. L’autre victime n’est personnes d’autre que le jeune politicien des Parcelles Assainies, Ansoumana Danfa du Mouvement pour l’action et la citoyenneté (Mac/Authentique) qui vient de perdre son poste de Chargé de Mission à la Présidence de la République.

A cette liste s’ajouter le nom d’Aly Mohamed Camara, leader du Mouvement pour le Parti de la Construction (Mpc),. Il est accusé par le patron de Bennoo d’avoir créé une liste parallèle aux législatives. C’est le 15 juin dernier, que notification lui a été faite de son limogeage de ses fonctions de Secrétaire exécutif de la sécurité alimentaire.

Macky «dompte» Bennoo

Pourtant, l’impact pourrait toutefois être moins dévastateur que redouté au premier abord. C’est vrai que du point de vue du microcosme, des observateurs, des politiques, ça renforce l’impression que le président n’aime pas que sa coalition soit sabordée.

Tout ceci est à rebours de la communication offensive, dynamique et canalisée que l’on est en droit d’attendre d’un président, candidat à sa propre succession qui veut à tout prix, avoir une majorité le 30 juillet, histoire d’envisager la Présidentielle de 2019, avec beaucoup plus de sérénité.

Aujourd’hui, dans l’appareil gouvernemental, mieux au niveau du palais présidentiel, personne n’ose plus broncher, ni crier, encore moins porter un certain nombre de jugement fut-elle de valeur.

Le chef de l’Etat veut sécuriser son périmètre. Et veut rester seul commandant à bord dans le navire marron, plein jusqu’aux barrières. Cette manière de procéder du chef de l’Etat va-t-il porter ses fruits, au soir du 30 juillet 2017 ? Parce qu’en politique, les erreurs se paient cash et l’addition est bien lotie que la soustraction.

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