« L’émergence ne se décrète pas, mais se conquiert » Par Zachari BADJI

Le Président de la République, Macky Sall, a procédé ce jeudi à Diamniadio, à l’ouverture de la troisième édition de la Conférence internationale sur l’Emergence de l’Afrique (CIEA-III), organisée par le Gouvernement du Sénégal, en collaboration avec le Programme des Nations-unies pour le Développement (PNUD). « L’émergence ne se décrète pas, mais se conquière par une vision et des actes de tous les jours. Nous avons à l’esprit que le développement ne peut se construire qu’avec l’aide internationale », a déclaré Macky Sall à l’ouverture de la conférence qui a pour thème: « Emergence, Secteur privé et inclusivité ». C’est pourquoi, dira-t-il : « nous voulons d’abord compter sur notre propres efforts, mais aussi sur la vitalité des partenariats équilibrés respectueux des intérêts de toutes les parties mutuellement bénéfiques. Travaillons à partir de ce que nous sommes et de ce que nous voulons que l’Afrique soit ». Ainsi poursuit M. Sall, l’Afrique a besoin de partenariat tout en profitant du retour de l’investissement. Elle a besoin également de partenariats avec des institutions internationales pour que l’accès au crédit en Afrique puisse se faire de façon raisonnable. « On ne peut pas tout le temps nous reprocher des risques en Afrique, il n’y a aucun risque puisque l’Afrique paye sa dette. Les crédits avancés sont payés. Il faut qu’on nous permette d’avoir accès à des crédits à longue durée, avec des taux réduits », a-t-il souligné. Une jeunesse bien formée, mais pas une jeunesse formée à insulter S’agissant des nouveaux paradigmes de développement, Macky Sall a suggéré la discussion avec les partenaires parce que l’Afrique est en retard dans le domaine industriel et technologique. Pour ce faire, il faut pouvoir le compenser, pas seulement par le secteur public, mais il faut promouvoir de l’investissement direct étranger avec le transfert de technologie qui accompagne ces investissements étrangers. D’après Macky Sall, il faut aussi que le système d’éducation change de paradigme en inversant la tendance pour favoriser les sciences, les technologies et le numérique. « Nous avons une jeunesse dynamique qu’il faut former, bien former, mais pas une jeunesse formée à insulter et des ONG qui nous font croire ce qui fait avancer nos pays », a-t-il martelé. Et de s’interroger : « Insulter les chefs d’Etat et tout le monde, vous croyez qu’avec ça l’Afrique va atteindre l’émergence ?» A l’en croire, il faut une jeunesse qui s’implique dans la production, à créer de la richesse, de la valeur ajoutée. Pour y arriver, il faut que les dirigeants africains travaillent avec les sociétés civiles africaines qui doivent aussi tenir compte de l’environnement de leur continent. Payer l’impôt de manière équitable Selon le Chef de l’Etat, il faut à la fois des efforts de l’Etat sur la mobilisation des ressources internes d’abord, et l’équité fiscale. Sur ce, il a demandé à tout le monde de payer l’impôt de la même façon, mais aussi moderniser « nos » administration dans la collette de « nos » ressources. « Il y a des choses qui nous incombent, nous Africains, nous hommes politiques, et nous mettrons nos pays au travail à travers les chantiers de tous les jours », a-t-il indiqué. Le secteur privé appelé à se battre Concernant le secteur privé, le président a demandé aux acteurs de se retrousser les manches pour se battre parce qu’on est dans la globalisation. La question du secteur privé national est relative aujourd’hui car les capitaux ne sont plus nationaux, mais internationaux. « Nous-mêmes nous vivons dans une communauté économique, on ne parle plus d’entreprise nationale puisqu’il y a l’entreprise communautaire. Nous avons des espaces communs, une politique commune, il nous faut nous battre car c’est par des efforts que nous pourrons sortir l’Afrique de sa situation », a indiqué le président Sall. Cette troisième édition de la Conférence internationale sur l’Emergence de l’Afrique a enregistré la présence du Chef d’Etat malien, Ibrahima Boubacar Keita, du Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, et de celui de la Malaisie, Mahathir Bin Mohamad, du président de la Banque africaine de Développement, Akinwumi Adesina, de Ségolène Royale, envoyée spéciale d’Emmanuel Macron, de Baidy Agne pour le compte du secteur privé, de Tony Elumela, président de Heirs Holdings, entre autres. Zachari BADJI

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