L’enquête sur les liens entre Trump et la Russie aurait été financée… par Hillary Clinton

Le Washington Post révèle que le Parti démocrate et l’équipe de campagne d’Hillary Clinton aurait financé un rapport sur les liens entre la Russie et Donald Trump.

L’équipe d’Hillary Clinton et le Comité national des démocrates (DNC) auraient contribué au financement de recherches qui ont alimenté le dossier sensible sur les liens de la campagne électorale de Donald Trump avec la Russie, a rapporté le 24 octobre le Washington Post.

En avril 2016, l’avocat Marc Elias, qui travaillait pour la campagne d’Hillary Clinton et le DNC, aurait retenu l’entreprise Fusion GPS, basée à Washington, pour enquêter sur les relations de Donald Trump avec la Russie, selon le journal. Les paiements à cette entreprise se seraient poursuivis jusqu’à quelques jours avant l’élection présidentielle de novembre.

Dès avant l’accord avec les démocrates, Fusion GPS aurait entrepris des recherches sur Donald Trump à la demande d’un de ses rivaux du camp républicain pour la primaire. L’identité de ce rival n’est pas encore connue, selon le journal.

Fusion GPS a demandé à un juge fédéral de rejeter une demande de la commission du renseignement de la Chambre des représentants d’accéder à ses comptes bancaires, arguant que cela violerait ses droits constitutionnels.

Un rapport critiqué

Le rapport contenant les recherches en question, qui compte 35 pages, a été préparé par Christopher Steele, un ancien agent du MI6, le contre-espionnage britannique, et constitue une pièce maîtresse des enquêtes du Congrès sur les ingérences de la Russie dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

Donald Trump avait, dès le début de l’enquête du Congrès, qualifié le rapport de «fake news», de désinformation. Controversé, ce rapport fait état de nombreuses allégations compromettantes pour Donald Trump, notamment l’existence d’une vidéo à caractère sexuel impliquant des prostituées ou des échanges d’informations pendant près d’une décennie avec le Kremlin. De nombreux commentateurs, y compris parmi les opposants au président américain, ont souligné le caractère peu crédible de certaines informations contenues dans ce dossier.

Le 21 octobre dernier, le président américain avait tweeté que le département de la Justice et le FBI «dev[aient] immédiatement divulguer l’identité de ceux ayant financé» la réalisation de ce rapport, après avoir laissé entendre qu’il pouvait s’agir des démocrates, et sans exclure que la Russie ou le FBI en soient à l’origine.

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