Les corps des trois journalistes russes tués en Centrafrique rapatriés à Moscou

Les corps des trois journalistes russes tués en Centrafrique rapatriés à Moscou

Des fleurs déposées le 1er aout 2018 à Moscou près des portraits d’Alexander Rastorguyev, Kirill Radchenko et Orkhan Dzhemal, trois journalistes tués le 30 juillet 2018 en Centrafrique. — Pavel Golovkin/AP/SIPA

Les corps des trois journalistes russes tués lundi en Centrafrique alors qu’ils enquêtaient sur le groupe de sécurité privée Wagner ont été rapatriés ce dimanche à Moscou, a annoncé le parquet russe.

Des examens médico-légaux vont être menés sur les corps de Kirill Radtchenko, Alexandre Rastorgouïev et Orkhan Djemal afin de « déterminer les causes de la mort des trois citoyens russes », a précisé un communiqué du parquet de Russie.

L’enquête se poursuit

« Le travail se poursuit pour clarifier les circonstances du crime. Des relations et d’autres personnes susceptibles de détenir des informations en relation avec l’enquête sont actuellement entendues », a ajouté le ministère public russe.

Selon l’agence russe d’information Interfax, les dépouilles des trois hommes sont arrivées à l’aéroport de Moscou-Chérémiétévo ce dimanche matin par un vol d’Air France.

« Attaqués par des personnes non identifiées »

Le reporter de guerre Orkhan Djemal, le documentariste Alexandre Rastorgouïev et le cameraman Kirill Radtchenko ont été tués en Centrafrique alors qu’ils menaient une enquête sur le groupe Wagner, spécialisé dans l’envoi à l’étranger de mercenaires, pour le compte du Centre de gestion des investigations, un projet lancé par l’opposant russe Mikhaïl Khodorkovski, en exil au Royaume-Uni.

Les trois journalistes, des professionnels chevronnés, « ont été attaqués par des personnes non identifiées qui avaient pour but de les voler et ont été tués alors qu’ils tentaient de résister », a affirmé vendredi le ministère russe des Affaires étrangères.

Les trois journalistes enquêtaient sur le groupe Wagner

En mars, Moscou avait annoncé avoir envoyé en Centrafrique cinq officiers et 170 instructeurs civils, qui selon des experts pourraient appartenir à Wagner. Moscou n’a jamais reconnu officiellement le rôle du groupe Wagner dans des conflits, ni les pertes subies par ses combattants.

Depuis début 2018, la Russie a déployé des instructeurs militaires en Centrafrique, livré des armes à l’armée nationale et assure la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra, dont le conseiller à la sécurité est un Russe.

20minutes.fr

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