Les dépenses de sécurité de l’Elysée ont augmenté d’1,3 million d’euros (hors Benalla)

Dans son rapport annuel, la Cour des comptes souligne que les frais de sécurité de l’Elysée ont augmenté pour l’année 2017 à cause, notamment, d’un renforcement des effectifs au sein du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

Dans le contexte de l’affaire Benalla, c’est une information qui tombe à pic. Selon le rapport annuel de la Cour des comptes concernant les comptes et la gestion des services de la présidence de la République, publié ce mardi 24 juillet, les dépenses de sécurité de l’Elysée sont en nette hausse depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron.

Normalement assurée par le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) et le commandement militaire, la sécurité est un poste de dépenses capital du Château. La Cour des comptes relève ainsi que les agents qui en ont la charge représentent près du tiers (32%) de l’effectif total des services du président. Déjà importants par le passé, les services de sécurité ont été renforcés au cours de l’année 2017, constituant l’une des plus importantes augmentations de personnel de l’Elysée. Celle-ci s’explique selon le rapport par une volonté de réduire la charge de travail des policiers et des gendarmes du service.déo.

“Un contexte d’augmentation de la menace”

Quinze nouvelles personnes sont ainsi entrées au GSPR l’an dernier, et deux ont rejoint les effectifs du commandement militaire. Somme toute, la masse salariale liée à la Garde républicaine (188) et celle du GSPR (77 personnes), imputées au budget de la présidence, ont respectivement coûté 14,7 millions et 7,4 millions d’euros pour l’année passée, soit une augmentation d’1,3 million d’euros par rapport à 2016.

Des dépenses salariales auxquelles il faut ajouter le coût des repas des personnels (145.000 euros) et l’achat d’équipements nécessaires à l’exercice de leurs missions (332.000 euros). Là encore, la rue Cambon relève une augmentation de 42% des frais en comparaison avec l’année précédente. Selon le rapport, cette augmentation “résulte essentiellement du renforcement des moyens de sécurité dans un contexte d’augmentation de la menace”.

Un budget pas tout à fait transparent

Enfin, la Cour rappelle que la sécurité de l’Elysée ne se limite pas à ces effectifs. Ponctuellement, le commandement militaire et le GSPR peuvent ainsi bénéficier du “soutien logistique” de plusieurs corps : la Garde républicaine, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ou encore, le service de la protection du ministère de l’Intérieur. Des renforts dont le détail n’est aujourd’hui pas intégré dans le budget de la présidence.

Le rapport de la Cour des comptes ne donne donc qu’une vision partielle des dépenses sécuritaires de la présidence. Auxquelles il faut par exemple ajouter, comme l’a montré le cas Alexandre Benalla, des salariés contractuels. Si le garde du corps d’Emmanuel Macron était bien en charge de la sécurité de l’Elysée, il ne faisait en effet ni partie du commandement militaire, ni de la GSPR. Le salaire du chargé de mission, 7.113 euros brut comme le rapporte le JDD, n’est donc pas pris en compte. La Cour des comptes explique avoir “obtenu des informations détaillées sur les dépenses en matière de protection et de sécurité de l’entourage personnel proche du Président de la République”, données qui selon elle “n’appellent pas à remarques particulières”. Financièrement parlant, s’entend.

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