Les populations meurent devant les portes de nos hôpitaux: Arrêtez le massacre!

Sénégal est le pays de tous les paradoxes! Imaginez-vous qu’en ce vingt et unième siècle, et avec tout ce que l’on chante comme progrès, changement ou rupture des Sénégalais meurent tous les jours devant les portes des hôpitaux faute de pouvoir être sante_hopital_ledantec_1acceptées à l’intérieur même des structures. Et à Dakar, s’il vous plaît!

Chaque jour, des malades sont renvoyés de structures en structures depuis la banlieue jusqu’au centre ville. Et les litanies qu’on sert à ses désespérés tournent autour de raisons honteuses pour une Nation qui se respecte: « On n’a pas de place », « La radiographie ne fonctionne pas », « Va faire un scanner », etc…

Hier mardi 19 décembre, un jeune homme victime d’une foulure au pied très grave a été transporté en urgence à l’Hôpital Principal qui l’a rejeté « faute place disponible », sans même qu’on ne daigne jeter un coup d’oeil sur l’état de son pied qui le faisait terriblement souffrir.Hopital Principal de Dakar
Cap sur l’hôpital A. Le Dantec, même scénario sauf que là, c’est le médecin de garde aux Urgences qui dit sans cligner des yeux: « la radio ne fonctionne pas ».

Les accompagnants du malade qui n’en revenaient pas et qui venaient de vivre une réalité en totale contradiction avec tout ce que leur font gober leurs dirigeants politiques à la télé et dans les radios, ont quand même eu la présence d’esprit de l’amener dans une structure privée qui l’accueillit et le pris en charge automatiquement.hopital_lubke_diourbel

Mais le plus cocasse dans cette histoire est que la structure privée fit appel à un professionnel de l’Hôpital public qui a rejeté le malade en premier. Et ce dernier rappliqua dare dare pour lui faire les premiers soins. Un happy end pour ce jeune qui a eu le bol d’être avec des gens véhiculés et qui de surcroît pouvaient le faire admettre dans une structure privée…

Mas qu’en est-il des millions de Sénégalais qui n’ont même pas de quoi payer un taxi entre « Roi Baudoin » et « Dominique », encore moins le coût d’un scanner qui caracole vers la centaine de mille….Triste, désolant, répugnant, infamant… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette situation qui tue des milliers de Sénégalais…

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