LES REFORMES INSTITUTIONNELLES, LA FONDATION DU PROGRAMME DE GOUVERNEMENT DU PRESIDENT PAPE DIOP

Si le Sénégal était un édifice à construire, les Institutions seraient la fondation. Les Institutions sont, le Président de la République, l’Assemblée Nationale, le Judiciaire, mais également c’est l’ensemble de nos Lois et Règlements. C’est tout ce qui concourt à nous doter d’un Etat de droit, sans lequel l’économie, le social, le culturel, le cultuel, la paix, la sécurité etc. se développeront difficilement dans notre pays. C’es ce qu’à compris le président Pape Diop et c’est pour cela qu’il a choisi de déclarer solennellement sa candidature et de s’engager à réformer les Institutions du Sénégal, au lendemain de son élection le 24 février 2019. Les planificateurs ont l’habitude de dire qu’un programme de gouvernement doit être réaliste, réalisable, finançable, et avec une chronologie bien définie. Le programme des réformes institutionnelles proposé par le Président Pape, est d’abord une nécessité et une demande sociale, mais surtout faisable dans un délai très court et au lieu de coûter de l’argent au contribuable, il pourrait à terme, permettre de réduire considérablement le train de vie d’Etat, en plus d’apporter apaisement dans le pays.
Le développement économique d’un pays ne se mesure plus uniquement par des indicateurs macro-économiques ; la démocratie, l’indice de développement humain, le niveau de respect des droits de l’homme, et de la protection de l’environnement, sont autant de critères qui font qu’on dit qu’un pays est développé. « Sénégal sunnu gaal » dit-on et le propre d’une pirogue c’est d’être en mouvement, et pourtant en matière institutionnelle, le Sénégal semble faire du sur-place depuis les indépendances. Tout ceci, parce que nous avons un Etat hyper présidentiel et donc les changements ne peuvent venir que du seul président de la république ; malheureusement, les délices du pouvoir peuvent empêcher au président élu de s’appliquer lui-même les mesures nécessaires pour faire évoluer notre Constitution. D’où la pertinence du mandat unique de 5 ans sur lequel s’engage le président Pape Diop pour faire les réformes institutionnelles nécessaires. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient me diriez-vous, mais vu le parcours de Pape Diop, ce qu’il possède et ce qu’il représente dans ce pays, je ne croie pas au reniement de sa parole, surtout qu’il se dit être prêt à passer devant un jury d’honneur pour jurer de respecter sa parole donnée.
Les réformes institutionnelles qu’il propose vont équilibrer et assurer l’indépendance des différents pouvoirs constitutionnels, elles vont permettre l’exercice libre du jeu démocratique, elles vont garantir l’égalité des chances et l’impartialité de l’Etat vis-à-vis de tous les citoyens, elles peuvent favoriser l’accès plus facile au pouvoir à la jeune génération, en interdisant le cumul et l’occupation illimité d’une fonction élective. A la fin de son quinquennat, le Sénégal retrouverait sa place de premier de la cordée en ce qui concerne l’avancement de l’Etat de droit en Afrique.
Sans aucun esprit partisan, tout Sénégalais doit reconnaître que nos Institutions ne sont pas des « optima » pour paraphraser le Premier Ministre du Sénégal. Il nous faudrait un président qui « se sacrifie » comme le dit le président Pape, pour faire les changements nécessaires et doter notre pays d’une Etat de droit moderne pouvant nous permettre une émergence économique.
Ibrahima Wade
Cellules des cadres de Bokk Gis Gis

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