LES TRAVAILLEURS DU CLUB ALDIANA DANS LA TOURMENTE: Treize mois sans salaire

 

hotel clubLe collectif des ex travailleurs du Club Aldiana a changé de stratégie pour sensibiliser l’opinion et les autorités sur leurs conditions. C’est parce que ni les démarches entreprises auprès des chefs coutumiers, ni les correspondances adressées au préfet du département de Mbour, relatives à leur situation n’ont pu prospérer alors qu’ils ont enduré cinq ans de calvaire, de souffrance et d’oisiveté. Mêmes les multiples actions menées auprès de l’Inspection du travail de Thiès et du ministère du tourisme, sont demeurées stériles.

Ils décident de passer à une vitesse supérieure pour exiger le paiement de leurs droits. Un plan d’action va être déroulé. Les ex-travailleurs ne sont pas les seuls affectés par cette situation. Des prestataires de services souffrent eux aussi des conséquences de cette crise.

 

Leur porte-parole a rencontré hier la presse pour dénoncer des manquements liés au retard de paiement des salaires. Ils se désolent des promesses non tenues du directeur général de Vacap qui leur faisait croire que le paiement des sommes dues allait intervenir à partir de janvier 2013. Leur colère est d’autant plus grande qu’il n’y a pas de communication avec les repreneurs du Club Aldiana. Les délégués de personnel qui portaient les revendications sont tombès en disgrâce. Leurs mandants les reprochent des problèmes de gestion portant sur un décaissement sur leur compte domicilié au Crédit mutuel du Sénégal. Ils n’excluent pas de porter cette affaire devant la justice.

 

Rappelant la genèse de leurs problèmes, ils soutiennent que le Club Aldiana, l’un des réceptifs qui était les plus courus de la petite Côte a connu des heures de gloire près de 35 ans durant. Les premières difficultés enregistrées sont suivies de heurts entre une partie du personnel et la direction. Au bout du compte, un repreneur a entrepris de faire des efforts pour remettre l’outil sur les rails. Mais les travaux envisagés et les engagements pris n’ont pas abouti .Finalement, selon leur porte parole, bon nombre d’entre eux n’ont pas résisté à la maladie tandis que d’autres pères de famille voient leur ménage voler en éclats. Leurs enfants sont renvoyés des écoles privées.

 

Le registre des pertes d’activités génératrices de revenus est large. La structure touristique faisait nourrir des fournisseurs, des mareyeurs, des horticulteurs, des pêcheurs et transporteurs de la petite côte.

 

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