L’étau judiciaire se resserre encore sur Carlos Ghosn

Pedestrians walk past a television screen showing a news programme featuring former Nissan chief Carlos Ghosn in Tokyo on November 30, 3018. - A Tokyo court on November 30 extended the detention of former Nissan chief Carlos Ghosn, local media said, after his arrest on allegations of financial misconduct that have shaken the auto industry. (Photo by Kazuhiro NOGI / AFP)

Incarcéré au Japon depuis le 19 novembre, l’ex-patron de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi sera jugé dans au moins un an pour de présumées dissimulations de revenus. Et il sera très probablement reconnu coupable.

À Tokyo

Le couperet est tombé. Sans surprise, Carlos Ghosn et son bras droit, Greg Kelly, ont été mis en examen lundi par le procureur de Tokyo au terme de la durée maximum de leur garde à vue. Le représentant du ministère public reproche aux deux hommes d’avoir dissimulé aux autorités boursières japonaises entre 2010 et 2014 des revenus de l’ancien tout-puissant président de l’Alliance Renault-Nissan. Carlos Ghosn aurait agi ainsi pour les percevoir après sa retraite sous forme d’honoraires de consultant. Son objectif était d’éviter les critiques récurrentes sur son salaire annuel.

Mais le procureur a aussi déclenché lundi une seconde garde à vue des deux hommes pour les mêmes chefs d’inculpation, cette fois pour la période 2015-2017. Elle pourrait, de même, déboucher sur une seconde mise en examen – ce qui n’en exclut pas d’ultérieures. Le procureur a, enfin, mis en examen l’entreprise Nissan elle-même, dont le sceau figure sur les documents certifiant la …

lefigaro.fr

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