Lettre ouverte au président de la République : Le Mirs s’indigne de l’exploitation de la misère des malades

Le président du Mouvement des insuffisants rénaux du Sénégal (Mirs) s’indigne à travers une lettre ouverte, du statut de «vache à lait» que constituent les hémodialysés au Sénégal.

Au premier rang, El Hadji Hamidou Diallo y a placé les néphrologues et toutes les autres personnes qui se réclament défenseurs des malades mais qui, au fond, protègent leurs intérêts.

Le Quotidien vous propose in extenso, une partie de la lettre adressée au chef de l’Etat.

«Le Maire Khalifa Ababacar Sall de la Ville de Dakar, s’est associé avec un américain nommé Roquand pour ouvrir et exploiter sans aucune autorisation du ministère de la Santé, un centre de dialyse nommé Americare / Ville de Dakar.

En 8 mois, notre mouvement (Mirs) y a dénombré 65 morts. D’autres insuffisants rénaux y ont ensuite perdu la vie de juillet à novembre et 71 insuffisants rénaux sont infectés à l’aluminium.

Devant cette hécatombe, le Maire s’est résolu à accepter la fermeture du centre par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, en redéployant les 71 malades du centre à Dantec, Principal et Hoggy.

Mais, Excellence Monsieur le Président, ces 71 malades sont infectés à l’aluminium et mourront dans moins de 6 mois, les uns après les autres, si des mesures énergiques ne sont pas de suite prises. L’aluminium, contrairement au fer, n’apporte rien à l’organisme.

Notre corps fait d’ailleurs tout pour le chasser et l’élimine en grande partie par les reins. Depuis les années 70, il est de notoriété publique que l’aluminium est très toxique et qu’il entraîne des troubles neurologiques importants.

L’aluminium est un neurotoxique avéré, ce qui signifie qu’il agit comme un véritable poison au niveau du système nerveux. Il déclenche toutes sortes d’encéphalopathies. Les malades ont du mal à se concentrer, deviennent confus, agités…

Les troubles du comportement se multiplient sans raison apparente. Lorsque l’aluminium a atteint le cerveau, il ne peut plus en sortir. C’est pourquoi la meilleure solution aujourd’hui, reste de se tenir à l’écart du métal.

Le Maire Khalifa Ababacar Sall ne semble pas être intéressé par l’ampleur du problème, persuadé qu’il est, que ce désastre humanitaire a pour seuls responsables, le personnel médical et les machinistes d’Americare. Il dégage donc en touche et la balle est reprise hors terrain par les fonctionnaires du ministère de la Santé et de l’Action Sociale, les professeurs de néphrologie, et l’Association Ashir, tous sourds, muets, aveugles et complices inactifs quand nous mourions déjà entre les mains de ce centre criminel. Cette équipe qui gère la dialyse au Sénégal depuis 2004, s’est enrichie du sang des malades qui les en abreuvaient jusqu’à ce que mort s’en suive.»

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