Libération du député Khalifa SALL : Me Wade et le juge Téliko chargés de la mission

Libération du député Khalifa SALL : Me Wade et le juge Téliko chargés de la mission

A peine installé dans ses fonctions de président de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), voilà que le juge Souleymane Téliko se voit confier un gros chantier. Il en est de même pour le doyen d’âge de la 13ème législature, Me Wade. Les leaders de Manko Taxawu Senegaal les ont interpellés directement pour la libération de Khalifa Sall.

Les leaders de Manko Taxawu Senegaal qui étaient hier en conférence de presse ont interpellé directement le président nouvellement élu de l’Ums à prendre ses responsabilités. C’est-à-dire à saisir le juge d’instruction chargé d’instruire le dossier Khalifa Sall en lui rappelant les dispositions de la loi en la matière. Parce, précisent-ils, «la crédibilité des magistrats va dans ce sens».

C’est en tout cas l’annonce faite hier par le doyen d’âge des leaders de la coalition Manko Taxawu Senegaal, Jean Paul Dias. Pour ce dernier, «si le nouveau président de l’Ums ne le fait pas qu’il ne vienne plus nous parler de l’indépendance de la justice». S’adressant toujours au juge Téliko, Dias-père de souligner : «Prenez vos responsabilités et allez dire au juge d’instruction que ce vous faîtes n’est pas du droit».

Convoquant des dispositions de la loi organique et du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, Jean Paul Dias trouve qu’on ne peut pas mettre en détention un député. Mieux, fait savoir le leader du Bloc des centristes Gaïndé, «à partir du moment où le nom de Khalifa Sall a été cité par le juge du Conseil constitutionnel lors de la proclamation des résultats officiels comme député élu, le juge d’instruction ne doit pas attendre que les avocats de la défense le saisissent pour la libération de leur client». Occasion qu’il saisira pour réclamer la libération d’office du maire de Dakar.

Le leader du Bcg ne s’est seulement pas limité à interpeller le nouveau patron de l’Ums, il a également interpellé le doyen d’âge des députés de la 13ème législature qui doit présider l’installation de cette «auguste» Assemblée. «Le jour de l’installation de la 13ème législature, le doyen d’âge Me Abdoulaye Wade, ne doit pas se laisser influencer ou manipuler par l’exécutif, il doit exiger la présence de Khalifa Sall dans la salle de plénière», a souligné Jean Paul Dias.

Le maire de Mermoz Sacré-cœur qui s’est également adressé à Wade trouve que ce dernier doit constater que le maire de Dakar est victime d’un acharnement. Par conséquent, pour Barthélemy Dias, «Wade doit constater la prise d’otage dont Khalifa Sall est victime de la part de l’exécutif à sa tête le Président Macky Sall».

Il a profité de l’occasion pour interpeler les régulateurs sociaux en l’occurrence les autorités religieuses à s’imprégner du dossier parce que, prédit Barthélémy Dias, «Macky Sall risque d’installer et de plonger le Sénégal dans le chaos par sa manière d’écraser ses potentiels adversaires».

La conférence des leaders de la coalition Manko Taxawu Senegaal ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Elle envisage également de dérouler d’autres activités pour la libération du député maire Khalifa Sall. A ce titre, les leaders ont annoncé que les députés de Manko vont s’associer aux autres élus de l’opposition pour porter le combat au niveau des associations de parlementaires à l’international. Aussi, ils vont dérouler une feuille de route par une campagne internationale, des visites des organismes onusiens, des ambassades, des organisations de défense des droits de l’homme…

Pour rappel, il y a quelques jours Me Khoureychi Ba, un des avocats de Khalifa Sall, soulignait que Abdoulaye Wade, le doyen des députés, qui va présider la séance inaugurale de la nouvelle Assemblée, peut décider de suspendre celle-ci et exiger la libération du maire de Dakar pour procéder au vote du président de l’Assemblée.

En effet, selon l’article 61 de la Constitution, relatif au principe de la protection des députés, Khalifa Sall bénéficie de l’inviolabilité parlementaire qui s’attache non pas à la personne mais au mandat de député. «Les poursuites doivent être alors suspendues jusqu’à la fin de son mandat», défend Me Ba.

Une manière pour l’avocat de dire que l’avenir de Khalifa Sall dépend donc de la décision de Abdoulaye Wade, actuellement allié avec la coalition Manko Taxawu Senegaal, dans un combat pour la transparence des élections.

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