L’opposant Maurice Kamto risque la peine de mort « Code Pénal »

Maurice Kamto, interpellé à Douala par les forces de l’ordre alors qu’il se trouvait dans la résidence d’Albert Dzongang, l’un des militants influents de son parti. Il avait été conduit par les forces de l’ordre à Yaoundé où il a été mis aux arrêts avec plusieurs de ses partisans.

Transférés à Yaoundé, ils sont incarcérés au GSO, à la Police Judiciaire au Secrétariat d’état à la défense ainsi qu’au GMI de Soa. Les chefs d’accusation retenus contre Maurice Kamto sont : Trouble à l’ordre public, hostilité contre la patrie, rébellion de groupe, insurrection, incitation à la révolte.

L’opposant et ancien candidat à l’élection présidentielle, interpellé lundi 28 janvier, a été interrogé une nouvelle fois hier vendredi 1er février. Les enquêteurs lui reprochent l’organisation de manifestations illégales dans plusieurs villes du Cameroun et l’accusent d’être l’instigateur de casses dans des ambassades camerounaises en Europe.

Les enquêteurs de la police judiciaire ont interrogé le Pr Kamto à propos de vidéos et enregistrements qu’il avait diffusés sur les réseaux sociaux, où Il dévoilait son plein de résistance contre la réélection du président Biya, à destination des militants et sympathisants de son parti. Pour les enquêteurs, ces vidéos seraient le détonateur des événements qui ont conduit au saccage des ambassades du Cameroun à Paris et à Berlin.

Le Pr Maurice Kamto aurait totalement assumé le contenu de ces vidéos, tout en réfutant toute responsabilité dans les violences observées dans les chancelleries camerounaises.

Les charges retenues contre le leader du MRC peuvent aboutir à une condamnation à la peine capitale. Son entourage dénonce une procédure viciée depuis le début. «Le Pr Maurice Kamto n’a pas encore reçu le document qui le notifie de sa garde à vue», indique son porte-parole, Olivier Bibou Nissack.

La procédure est encore à l’étape de l’enquête préliminaire, mais en cas d’inculpation, Maurice Kamto risque la peine de mort. La loi portant Code Pénal dispose en son article 102 que: «Est coupable de trahison et puni de mort, tout citoyen qui: a-Participe à des hostilités contre la République; b-Favorise ou offre de favoriser lesdites hostilités».

L’article 104 de la même loi prévoit qu’«en cas de réduction de la peine prévue par les articles 102… la peine privative de liberté est celle de l’emprisonnement à vie».

Dans son article 116, la loi sus évoquée stipule: «Est puni d’un emprisonnement de dix (10) à vingt (20) ans celui qui, dans un mouvement insurrectionnel :

Provoque ou facilite le rassemblement des insurgés par quelque moyen que ce soit;
Empêche par quelque moyen que ce soit, la convocation, la réunion ou l’exercice de la force publique ou s’en empare;
Envahit ou détruit des édifices publics ou privés;
Détient ou s’empare d’armes, de munitions ou d’explosifs;
Porte un uniforme, un costume ou autres insignes officiels, civils ou militaires.
Ils étaient 35 militants du MRC, entendus par le juge. L’audience a été renvoyée au 15 février. Tous ont été déférés à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé.

Par Tinno Bang Mbang

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