L’opposition et le Front al-Nosra tentent de créer, avec les USA, une autonomie en Syrie

Moscou dispose de données selon lesquelles l’opposition syrienne et le Front al-Nosra* tentent de créer, avec le soutien des États-Unis, une autonome dans le sud de la Syrie, a annoncé ce jeudi le ministère russe des Affaires étrangères.

La Russie dispose d’informations prouvant que l’opposition syrienne et le Front al-Nosra* tentent de mettre en place, avec l’aide des États-Unis, une région autonome dans le sud de la Syrie, a déclaré ce jeudi Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

«Je peux dire que j’ai vu ces commentaires. Je peux dire que nous possédons nous aussi ces informations. Je peux dire que ces informations sont conformes à la réalité et que nous constatons ces tendances», a-t-elle souligné.

Et d’ajouter:

«Ces dernières semaines, la situation s’est sérieusement détériorée dans le sud de la Syrie. En dépit des déclarations des États-Unis, un grand rôle dans la vallée de la Yarmouk revient non seulement à l’Armée syrienne libre, mais également au Front al-Nosra* et à Daech*. Des convois prétendument chargés d’aide humanitaire franchissent régulièrement la frontière jordanienne, mais nous comprenons très bien ce qu’est cette “aide humanitaire”».

Une source diplomatico-militaire avait précédemment annoncé que des membres du Front al-Nosra* et de l’Armée syrienne libre (ASL) élargissaient leur zone de contrôle dans le sud de la Syrie afin d’y créer une région autonome sous patronage des États-Unis.

Les radicaux prévoient de lancer une attaque coordonnée contre les forces gouvernementales dans les trois provinces méridionales du pays, prétextant de prétendues violations du régime de désescalade par ces mêmes troupes ou une provocation avec recours à des armes chimiques, a indiqué la source diplomatico-militaire. Les États-Unis ne luttent pas contre les radicaux et livrent dans les régions que ces derniers contrôlent de «l’aide humanitaire», a-t-elle ajouté.

Toujours selon la même source, dans le cadre du Centre de coordination à Amman (Russie, USA et Jordanie), ses représentants jordaniens et américains sont régulièrement informés d’attaques de radicaux contre les troupes gouvernementales stationnées dans cette zone. Toutefois, aucune mesure n’est prise pour stabiliser la situation ni neutraliser les radicaux.

La situation dans le sud de la Syrie s’est beaucoup aggravée ces deux derniers mois. Des colonnes contenant prétendument du fret humanitaire arriveraient dans la zone via la frontière jordanienne, mais personne ne saurait à coup sûr ce qu’il y a dedans. Le transport de ces frets soi-disant humanitaires serait contrôlé par les Américains, avait noté la source.

Auparavant, les Casques blancs et d’autres ONG avaient accusé Damas d’avoir attaqué à une bombe au chlore, le 7avril, des civils à Douma, dans la Ghouta orientale. Les États-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient ensuite réalisé une frappe massive contre la Syrie, le 14 avril. Toutefois, ni les experts militaires russes ni les habitants locaux n’ont confirmé qu’une attaque avait effectivement eu lieu dans cette ville. Vladimir Poutine a qualifié les frappes d’acte d’agression contre un État souverain.

*Organisations terroristes interdites en Russie

fr.sputniknews.com/international

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