L’opposition et les élections législatives, l’équation de la liste unique contre Macky Sall

A près de six mois des élections législatives, la coalition de l’opposition, le front pour la défense du Sénégal, “Mankoo Wattu Sénégal”, peine à s’accorder sur une ligne de conduite même si sa volonté de battre Macky reste intacte.
La dernière réunion de la conférence des leaders de la coalition de l’opposition a encore montré toutes les divergences qui minent l’opposition regroupée au sein du front “Manko Wattu Sénégal”.

Même les six tours d’horloge qu’a duré la rencontre, n’ont pas permis d’arrondir les angles. Visiblement, cette coalition formée de responsables venus d’horizons divers a du mal à parler le même langage, notamment à quelque six mois des législatives.

La constitution de la liste unique, chantée ces derniers temps par certains membres de cette opposition, ne fait pas l’unanimité en interne. Tout simplement parce que Me Abdoulaye Wade qui l’agite, aurait une idée en tête. Il n’a pas encore renoncé à l’idée de faire de Karim Wade, le successeur du Président Macky Sall.

Et pour cela, l’ancien Président du Sénégal veut mettre tous les atouts de son côté pour avoir la majorité dans une Assemblée Nationale qu’il souhaiterait de transition. Ce qui lui permettrait avec cette majorité, de voter une loi pour amnistier son fils Karim Wade et de le présenter à l’élection présidentielle de 2019. Même si cette idée n’agrée pas tout le monde, Me Wade et son parti peuvent compter sur la détermination de certains leaders.

Voulant à tout prix mettre en minorité le Président Macky Sall à l’Assemblée Nationale, le front “Manko Wattu Sénégal” étudie la possibilité d’envoyer tous ses leaders sur les listes départementales, histoire de faire travailler tout le monde. Car il y aurait plus de risques de mésentente au cas où on les placerait sur une liste nationale.

L’opposition ne s’accorde pas non plus sur la démarche à adopter quant à la manifestation qu’elle veut organiser le 9 mars prochain. Si certains sont pour une marche, d’autres préfèrent un rassemblement. Certainement pour éviter que ne se répète la même chose que pour la marche réprimée du 14 octobre dernier. Mais pour l’heure, aucune position unanime n’a encore été dégagée.

source: la tribune

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