Macky, De Petits Pas Vers L’aristocratie ! Par Ibrahima NGOM Damel

«Lorsqu’on a tout ce que l’on veut, il est difficile de vouloir tout ce que l’on doit». Cette assertion cadre bien, aujourd’hui, avec le comportement du président de la République, Macky Sall. Tant le locataire du Palais de l’Avenue Roume ne cesse de désespérer le peuple qui l’a élu, pourtant, avec un score historique de 65 %.

Le successeur de Me Wade, disons-le sans langue de bois, reste le président de la République le mieux élu mais qui a le plus déçu son monde.

En 2012 (plus précisément, le 25 mars de cette même année), le peuple souverain, excédé par l’arrogance du régime libéral, a porté son choix sur Macky pour qu’il dirige ses destinées. Il voyait en lui un sauveur, un redresseur de tort, un Messie capable de l’arracher des rets de la mal gouvernance inouïe. Mais, que nenni ! La rupture tant annoncée s’est transformée en une seule vue de l’esprit, pour dire, elle s’apparente en un conte de fées. Abominable !

Aujourd’hui, les acquis démocratiques conquis de haute lutte sont écrasés dans le mortier des intérêts partisans. Le Président Macky reste allergique à l’expression de certaines libertés qui demeurent la vraie respiration d’une Démocratie digne de ce nom. Après avoir muselé une certaine presse, son régime interdit toute marche de l’opposition, allant jusqu’à user de la force publique pour la mater.

On a l’impression que le pays retourne à ses propres vomissements car le chef de l’Etat réhabilite ce qu’on détestait sous le régime précédent. Il a trahi l’esprit de la deuxième alternance démocratique si chantée en Afrique et de par le monde. Il nous désenchante au plus haut point.

Sous le régime du Président Macky, notre Justice est aux abois. Pour pouvoir échapper de ses griffes, il suffit de se ranger dans le «Macky», cette seule échappatoire.

Combien y a-t-il de barons du précédent régime qui ont eu à dévaliser les caisses de l’Etat et qui continuent de vivre sous son aile protectrice, tutrice ?

Que dire de la Cour de répression pour  l’enrichissement illicite (Crei) ressuscitée en grande pompe pour casser, voire trucider de l’opposant ? 

Des modifications qu’il entend apporter dans notre Constitution avec le système des parrainages ?

Aujourd’hui, la machine de la Crei cafouille parce qu’envahie par les grains de sable d’une justice sélective.

Le cas Khalifa Ababacar Sall sur la fameuse affaire de la Caisse d’avance de la mairie de Dakar est révélateur d’une justice sous commande. Notre Zébanga national (l’autre appellation de Mobutu) vient d’instrumentaliser Dame Justice pour, ensuite, rouler  à vive allure sur le large boulevard qui doit le mener vers… le pinacle en 2019.

Ibrahima NGOM Damel

Journaliste

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