Macky Sall, l’apprenti dictateur !

Sidy Fall Msu Diaspora« Diaye dole Bakhoul ndakhe ken xamoul foye moudie” Youssou N’Dour

Cette chanson célèbre du chanteur Youssou N’Dour, proche du Président, devrait fortement inspirer Macky Sall dans sa gestion du pouvoir. Car, le propre de tout mandat, à fortiori un mandat à durée déterminée est d’avoir une date de début et une date de fin.

De 25% au premier tour des élections présidentielles de 2012, Macky Sall avait obtenu 65% des votants du corps électoral (une nuance importante) au second tour grâce à une coalition inédite de toutes les forces de l’opposition contre Abdoulaye Wade.

S’il existait aujourd’hui des instituts de sondages sérieux et des études objectives réalisées sur la base d’un échantillon représentatif de sénégalais, pour évaluer l’action de Macky Sall à la tête de l’Etat depuis 2012, le résultat serait accablant, car il n’est même pas certain que « Macky Monsieur Milliards fictifs » puisse dépasser la barre des 10% de satisfaits.

En vérité, le désenchantement des sénégalais est à son comble : la famine frappe aux portes du monde rural avec une situation chaotique (d’après le Secrétaire Général du Ministère de l’Intérieur, Mr Cheikhou Cissé, 600 000 personnes, vivant dans le monde rural, seraient affectées, avec un risque de sécheresse réel au Sénégal), le chômage des jeunes explose, les usines ferment une par une , les complaintes des enseignants et de certains corps du secteur public se multiplient, les bourses des étudiants sont payées avec un énorme retard et avec une extrême difficulté (il a fallu mort d’homme pour agir), les investisseurs fuient s’ils ne se barricadent avec la traque des biens mal acquis menée avec un amateurisme d’écolier, les carnets de commandes des entreprises se raréfient, la dette intérieure atteint des sommets asphyxiant les sociétés et les entrepreneurs, les pénuries en eau, et en électricité continuent de plus belle et minent la vie de millions de sénégalais ; bref, le front social est en ébullition tandis que l’économie est complétement à l’arrêt « DEUK BI DAFA ULTRA MACKY ».

Finalement, le mensonge du PSE n’aura pas tenu longtemps, car tout le monde sait que les caisses de l’Etat sont désespérément vides, sauf pour les partisans de la dynastie Faye Sall. Convaincu que les sénégalais ont découvert la supercherie, et qu’ils ont hâte de tourner la page Macky Sall, le pouvoir en place use et abuse de la violence envers les sénégalais pour étouffer toute expression démocratique et dérouler librement un plan machiavélique de conservation du pouvoir.

Avec Macky Sall, c’est le règne de l’Etat policier, avec comme seule formule l’intimidation, puisque n’importe quel sénégalais peut être arrêté et emprisonné pour n’importe quoi. « Car le vendeur de cacahuètes qui rit ou le bébé qui pleure peuvent demain être accusés du délit d’offense au chef de l’Etat ». Cette caricature, poussée à l’extrême, met en exergue l’état de restriction des libertés individuelles ou collectives au Sénégal, sous Macky Sall. Aucun corps social n’est épargné : des représentants d’organisations des droits de l’homme sont menacés (une première), une certaine presse, indépendante est intimidée, une autre est aux ordres pour nous présenter un tableau idyllique du Sénégal alors que le peuple souffre dans sa chair et crève de faim, des opposants sont arrêtés manu militari, une partie de la justice est instrumentalisée, les manifestations sont interdites par des préfets sous influence, en violation totale de la loi, un étudiant est assassiné sans que le ministre de l’intérieur et de l’enseignement supérieur soient inquiétés le moins du monde.

Tandis que la justice marque le pas pour identifier le criminel de Bassirou Faye, le colonel NDAO est mis injustement aux arrêts alors que les personnes citées dans ses deux ouvrages pour des faits délictuels vaquent librement à leurs occupations. Une justice à triple vitesse.

Mais bon sang, dans quel Sénégal sommes-nous ? C’est le Sénégal du « DIAYE DOLE » de Macky Sall, Président incompétent, sans cap, ni vision. Car, c’est désormais de notoriété publique que Macky, Président par défaut n’a jamais été préparé pour exercer la magistrature suprême.

Le MSU France rappelle que le Sénégal n’est pas et ne sera jamais la propriété de Macky Sall.

Le MSU France exige la libération sans délai du Colonel N’Dao, de Samuel Sarr, de Moise Rampino, et de tous les détenus incarcérés pour de faux délits, relevant de la simple liberté d’expression.

Le MSU France exige l’arrestation et la condamnation à perpétuité, du meurtrier de Bassirou Faye et de tous ses complices.

Le MSU France dénonce le climat de terreur imposé au peuple et demande aux sénégalais de ne point se laisser impressionner par un régime dont les jours sont comptés.

Le MSU France demande aux juges de respecter scrupuleusement leur serment qui est de rendre la justice au nom du peuple sénégalais, et de refuser d’être les bras armés du régime impopulaire de Macky Sall, dans le cadre de règlements de compte politique.

Face à la dictature rampante de Macky Sall, face à la violence aveugle et disproportionnée de la dynastie Faye Sall, face à la peur effroyable du régime qui se sait totalement désavoué par le peuple, le MSU France demande à toutes les forces démocratiques, à tous les mouvements citoyens, à tous les partis d’opposition, et à toutes les organisations des droits de l’homme de se tenir debout comme un seul homme pour barrer la route à l’apprenti dictateur Macky Sall qui, pour ses intérêts personnels de conservation du pouvoir, met la démocratie sénégalaise en danger, en nous ramenant mille ans en arrière.

En 2017, que Macky Sall, apprenti dictateur se le tienne pour dit : il sera bouté hors du pouvoir, quel que soit ses manigances, car les sénégalais n’en veulent plus.

Fait à Paris le 13 septembre 2014

Mr Sidy Fall, Coordonnateur Général

du MSU France E-mail : msufrance@hotmail.com

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*