Macky Sall, pilleur, pyromane et pompier de service ?

Macky Sall, pilleur, pyromane et pompier de serviceContrairement aux idées reçues, le torpilleur numéro un du républicanisme «toucouleur» triomphaliste, s’en faut éperdument de tout et bafoue hystériquement la démocratie, sans qu’il y ait nécessairement un quelconque contre-pouvoir à l’épreuve des faits.

Dans l’option de garder éternellement, « le caudillo sénégalais » prend les devants, s’autorise tout par l’entregent de ses auxiliaires, qu’il brosse, musèle la liberté d’expression et semble embrigader le peuple dans son escarcelle, comme si son élection à la magistrature suprême relève d’un legs divin.

Des snippers, convertis en directeurs de campagne ont grugé sciemment les sénégalais sur l’autel de crypto personnel inavoué. Malgré le vacarme ubuesque et surréaliste des prétendus audits, le changement n’aura pas lieu tant qu’on ne réformera pas en profondeur le statut du président de la république, cette écharde à la plaie, tant que les juges sont nommés par celui-ci.

Je l’ai toujours martelé. Peut-on raisonnablement parler de liberté et de l’indépendance des juges à l’heure actuelle ? Les juges sont-ils nommés par un directoire collégial de magistrats totalement indépendants du pouvoir politique. ? Non, certainement pas, du moins à l’heure actuelle.

Donc pas de changement maintenant, si ce n’est la continuation pire qu’avant. Ceux qui y croient dur comme fer sont, soit, naïfs, soit, aveugles.

Rien n’y fait, depuis le 25 mars 2012, sans discontinuer, l’esclandre de la prétendue rupture imaginaire, sévit des dérives totalitaires, exponentielles : manquements, manipulation, désinformation, déformation, délations permanentes, propos irrévérencieux, chantage, embastillements à tout vent, enlèvements, kidnappings blanchis en bonne et due forme, propagande ordurière, arrestations massives infinies, arbitraires de la tyrannie, tirs à vue tout azimut du nazisme tempéré contre les indociles et tout opposant réel, potentiel, déclaré ou supposé dans ce pays supposé de droit.

C’est le socle d’un banditisme d’état en bande organisée d’un ethnisme débridé alpulaar, en filigrane, édulcoré en bonne gouvernance, comme système de contradiction politique. Place maintenant à une bande de lascars multimilliardaires de la dernière où l’escobarderie démesurée de la ritournelle indigne, sert d’exutoire ! Pas un jour ne passe sans qu’il y ait des dérapages à la pelle. La preuve : Macky Sall, le dictateur du Sénégal, récidive et demande à Sidiki Kaba, le garde des sceaux, ministre de mouiller le maillot. Un appel du pied pour assouvir la haine.

La contestation anesthésiée par sa couardise, due à son rang, a laissé le champ libre au parangon des adeptes des manières fortes, troublent, au contraire, l’ordre public et interdisent tout, au nom d’un totalitarisme.

Cette opposition de service et des sinécures a totalement abdiqué de façon indigne sur toute la ligne, fait éloquemment profil bas par sa léthargie manifestement visible, consubstantiellement conforme à sa bassesse congénitale, est taillable et corvéable à merci, pour l’honneur d’un despote endurci, qui ne dispose nullement de la moindre parcelle d’honorabilité, palpable d’aucune sorte. Au risque de disparaître à jamais, il incombe au peuple lassé et laissé en diète de faire sa remarquable partition publique, pour briser les ailes démesurées d’une bande d’illuminés, convertis en énergumènes bouffons, détestables jusqu’à la lie.

Les placements de la famille immédiate, des courtisans, des amis, des obligés, aux cv imaginaires, occupent des postes de haute stature au cœur de la république agenouillée monarchisée, un népotisme injurieux d’un règne le plus scandaleux de toute l’histoire politique du Sénégal de l’indépendance nominale.

Mais qui est donc macky Sall ?

Ingénieur-géologue de formation, militant du pds depuis 1988, jusque là, il reste dans l’anonymat total et demeure un inconnu du paysage politique sénégalais. En mars 2000, Abdoulaye Wade accède à la magistrature suprême. De décembre 2000 à juillet 2001, Macky Sall est nommé directeur général de la Société des Pétroles du Sénégal [de droit sénégalais]. Les Etablissements Maurel & Prom et Orchard sont associés à Pétrosen.

De mai 2001 à Août 2003, il est ministre d’Etat, ministre des mines, de l’Energie et de l’Hydraulique. Grâce à la confiance du chef de l’Etat, l’homme bénéficie d’un parcours fulgurant, ministre de l’intérieur (2003-2004). Premier ministre (2004-2007). 2007 : Directeur de campagne du président Wade, candidat à la présidentielle. Il vote par force sans daigner montrer sa pièce d’identité, jusqu’à avoir le culot de menacer publiquement les membres du bureau de vote. Un comble du comble dans un pays déclaré la locomotive de la démocratie sous- régionale. Un signal qui témoigne de la véritable nature d’un homme condescendant, impulsif, convulsif, suffisant, arrogant. Les Sénégalais anesthésiés par le culot, n’en revenaient pas.

2007-2008 : président de l’Assemblée nationale. Justement en 2008, commence alors sa descente aux enfers, suite à une convocation du fils du président de la république, en l’occurrence, Karim Wade, devant les députés pour une explication sur son action, concernant l’Anoci [Agence nationale pour l’Organisation de la Conférence Islamique] tenue finalement à Dakar en mars 2008.

Macky Sall paya un lourd tribut à ce “crime de lèse-majesté” avec la mise en place d’une loi réduisant de cinq à un an le mandat de président de l’Assemblée nationale. Poussé à la porte, suite à l’adoption du nouveau texte en novembre 2008, il rend le tablier. Il devient un opposant de circonstance et prend” le maquis”.

L’obscur multimilliardaire des ténèbres, l’homme aux mains baladeuses, chapardeuses, le chasseur déclaré de la traque des biens mal acquis, s’autoproclame, complaisamment le chantre de la bonne gouvernance de pacotille.

Un cambrioleur peut-il être crédible au point de se travestir étrangement en imam des leurres ? Pourtant, c’est ce qui est bien arrivé dans cette terre d’honneur, qui perd, maintenant, ses valeurs d’antan.

Le pays de la téranga, qui s’arroge le parangon des grandes valeurs, est tombé beaucoup plus bas et se laisse gruger incontestablement entre les mains d’un escroc notoire de grand chemin, jadis peint faussement sous les défroques victimaires.

La république des lascars multimilliardaires, des nullards et des médiocres, en tête de laquelle, un fraudeur de premier plan, invétéré, sans foi, en première loge des éternels coupables, devant l’éternel, inverse les rôles, fait sa propre loi et dresse en coupe réglée ses auxiliaires de service dociles, trient au volet ceux qui doivent nécessairement passer au tribunal des vainqueurs rancuniers, revanchards et des rapines politiques.

Une curiosité. Une première dans l’histoire de ce pays inintelligible à la renverse et qui perd décidément ses pédales et ses repères. Qui est donc cet homme ?

Macky sall, s’enrichit vulgairement par le raccourci politique comme un glouton et tente de justifier par la ruse l’injustifiable, déclarait ceci dans un culot titanesque : « j’ai bénéficié de privilèges relatifs à ma position d’ancien premier ministre ». On ne peut pas être plus clair. Une audacieuse déclaration, inacceptable, tonitruante. Quelques mois après son investiture, dans une interview à jeune Afrique, le même homme enfonçait le clou, je le cite : « mieux vaut cacher son patrimoine et ne rien publier ». Un aveu de taille qui témoigne d’une culpabilité affreuse, donnant la chair de poule.

Macky Sall, le pilleur, pyromane et pompier de service peut-il être nécessairement crédible pour créer un état de droit réel ?

Le combat continue !

Ahmadou Diop

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