Macky Sall sur la dynastie des crimes imprescriptibles ?

macky-sall- daouda-diallo-mary-teuw-nianeDe tous les présidents qui se sont succédé jusqu’ici, les anachronismes violents pleuvent toujours, sans qu’il y ait des coupables désignés, avérés.
« Il n’y a pas de crime parfait, il n’y a que des crimes impunis, ceux dont l’imperfection n’a pas été découverte », disait
Alain Demouzon

« Le despote est celui dont l’existence fait corps avec le crime, dont la nature est donc identique à une contre-nature. C’est l’individu qui fait valoir sa violence, ses caprices, sa non-raison, comme loi générale ou comme raison d’État. C’est-à-dire que, au sens strict, depuis sa naissance jusqu’à la mort, en tout cas pendant tout l’exercice de son pouvoir despotique, le roi — ou en tout cas le roi tyrannique — est tout simplement un monstre », déclarait Michel Foucault, « Les Anormaux », Cours au Collège de France du 29 janvier 1975.

Les sénégalais viennent de découvrir à la face du monde le régime abject de Macky Sall et sa police, qui tuent des étudiants comme des mouches, avec des balles réelles, blessant les uns et les autres atrocement atterrés et à terre, totalement couverts de sang, à la seule fin de saboter des manifestations pacifiques, légitimes.

N’oublions pas que les manifestations estudiantines, qui ont commencé depuis plusieurs mois, continuent jusqu’à l’heure actuelle, puisque « l’état-apr » joue au pourrissement des revendications légitimes et fait recours exclusivement aux bâtons. Du début jusqu’ici, l’unique action aux allures obscures de la tyrannie, audible reste bien la boucherie, dans laquelle beaucoup d’entre eux ont laissé leurs peaux, tandis que, l’étudiant Bassirou Faye, lui, inscrit sur la liste des condamnés, perd malheureusement la vie, suite aux balles réelles qu’il a subies, que rien ne justifie de prime abord. Tous les sénégalais de l’extérieur présentent leurs condoléances à la famille attristée.

Les images choquantes, plus que parlantes témoignent éloquemment des violences disproportionnées contre des étudiants aux visages tuméfiés et aux corps  troués de balles réelles, cela constitue, à n’en pas douter, un véritable massacre collectif , sur fond de zèle ; ce qu’il est convenu d’appeler une scène surréaliste des crimes à répétitions, et dont l’unique premier responsable devant l’histoire n’est autre que Macky sall, le seul comptable de ces crimes inacceptables.
Depuis 60 à nos jours, rien n’y fait, à chaque magistrature qui commence, les anachronismes des crimes crapuleux impunis, imprescriptibles, se poursuivent, sans qu’il y ait nécessairement des coupables désignés. Cependant, il n’y a que des éternelles victimes infinies qui vont crescendo.

Aujourd’hui, dans cet étrange état de droit supposé, le pickpocket électoral et les tueries massives d’étudiants, massacrés, servent de support d’une république des tontons macoutes. Une curiosité abrasive d’un régime de pugilat, qui tire à vue sur tous ceux qui bougent pour un oui ou pour un non.

Le secrétaire Général de l’APR, Macky Sall, qui dénonçait, naguère, sans ambages en 2012, le meurtre de l’étudiant Mamadou Diop. Ironie du sort, le dénonciateur, qui était très prolixe sur la question, élu président de la république du Sénégal depuis cette date, mais l’étudiant Bassirou Faye tombe lui aussi, le 14 août 2014 , sous les balles d’un régime de gangstérisme d’état, car moins de deux mois après les élections municipales de juin 2014,  l’esclandre des coups bas exécutés respectivement par la même police en jointure avec les auxiliaires bien brossés pour le déshonneur du despote fraudeur, nègre de service, installe « les Sall-Faye, les Timbo et Cie », se déclarent maires de ST Louis, Guédiawaye et Pikine.

Alors, en toute logique, la bête infâme, enivrée, reprend donc du poil, assassine des étudiants en continu, le tout dans une hystérie totale, qui donne la chair de poule. Une certaine police, dressée en coupe réglée pour le totalitarisme, sème la terreur dans le campus universitaire, Cheikh ANTA Diop. Désormais, le tout répressif sévit pour éliminer toute velléité légitime. La violence contre les étudiants sert de soupape de sécurité, comme l’unique option pour casser la jeunesse, l’espoir et l’avenir de demain.

Macky Sall, Mary Teuw Niane, Abdoulaye Daouda Diallo et Cie, tous responsables, coupables devant l’éternel, doivent devront rendre des comptes tôt ou tard, lorsque la justice sera libre, libérée et indépendante du pouvoir exécutif.

Le combat continue !
Ahmadou Diop

 

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