Madagascar : Des ressortissants chinois dans le collimateur des forces de l’ordre malgaches

– Les trafiquants chinois sur le sol malgache, toutes filières confondues, sont principalement dans le collimateur des forces de l’ordre. Ces derniers jours, ils sont trois à tomber dans le filet des policiers. Traite de personnes à travers notamment le trafic des jeunes femmes malgaches en Chine, trafic de drogue dure, exportation illicite et détention illégale des ressources naturelles malgaches figurent parmi leurs chefs d’inculpation. Mais visiblement, il n’y a pas que cela. Deux d’entre eux sont principalement impliqués dans une affaire de vente voire de prostitution des femmes malgaches en Chine. Un business qui rapporte beaucoup à ce qu’il parait parce qu’une femme leur coûte environ 84 millions d’ariary (soit 420 millions fmg). Pour faciliter le trafic, ils se marient civilement avec les femmes. Effectivement, ces ressortissants chinois travaillent en collaboration avec des Malgaches. Trois de leur complice sont en effet déjà arrêtés.   Dans son bilan, la police nationale indique qu’il a fallu à son Service d’enquêtes spécialisées (SES) effectuer une descente dans la commune d’Ambohibary, district de Moramanga pour les arrêter. Ce, pour ainsi dire que ce genre de trafic d’être humain peut prendre une ampleur inimaginable et peut toucher le fin fond de la brousse comme le centre-ville où l’on retrouve presque tout. En effet, c’est dans la capitale, à Ankazomanga que les policiers ont arrêté le troisième chinois pour trafic de drogue.   Si depuis quelques années, les Africains se spécialisent notamment du trafic de drogue sur le sol malgache, notamment dans la capitale, cette fois, les ressortissants asiatiques s’y mettent également. Ce Chinois d’Ankazomanga était en effet arrêté en possession de 21 grammes de cannabis. Lors d’une perquisition effectuée à son domicile, les forces de l’ordre ont également mis la main sur des tortues dans des sacs, certainement prêtes à l’exportation.   En matière de trafic de drogue, les Malgaches commencent également à prendre part au marché. C’est le cas notamment de 7 personnes arrêtées à Ambohimanarina. Elles étaient en détention de 24 bottes d’héroïne qu’elles écoulent à 80 000 ariary le gramme.   D’aucuns ne savent pourtant que certains ressortissants chinois à Madagascar s’illustrent par d’autres trafics. Les gros bonnets se livrent notamment dans des trafics plus importants des bois précieux comme le bois de rose et les ressources naturelles animalières malgaches ainsi que le trafic des ressources minières, notamment aurifères. C’est le cas dans de nombreux sites d’exploitation minière à travers le pays, comme c’était le cas à Soamahamanina. Des sources concordantes confirment par ailleurs qu’ils commencent également à dépouiller les ressources halieutiques marines de la Grande île.   Ces derniers temps, Madagascar ne sert pas uniquement de plaque tournante du trafic de tous genres de l’océan Indien, il constitue même un potentiel marché pour les mafias. Le laxisme en matière de contrôle de l’entrée et de la sortie du territoire national, l’ampleur qu’a prise ces dernières années la corruption dans le pays ainsi que la politisation de tous les secteurs d’activités sont en grande partie à l’origine de cette situation. Effectivement, ces « mafias » de différentes nationalités, mais surtout asiatiques ont leur complice sur le sol malgache, à tous les niveaux.   Rien qu’à travers ses multiples arrestations des ressortissants chinois sur le sol malgache pour des crimes et délits, l’ambassadeur de la République populaire de la Chine à Madagascar, devrait apporter des explications et précisions. Le gouvernement malgache qui se veut intransigeant en matière de lutte contre toute forme de trafic devrait également adopter davantage de mesures pour renforcer le contrôle des ressortissants étrangers opérants sur le sol malgache.   Arena R.

: Afrique Monde

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