MALI: CONTRE L'ENLEVEMENT DES JEUNES FILLES AU NIGERIA La MISAHEL se joint à la série des condamnations

Boko Haram au NigériaAvec l’enlèvement de plus de 200 lycéennes nigérianes, âgées de 12 à 18 ans, le 14 avril dernier, le groupe «Boko Haram» a réussi à se mettre à dos les communautés africaine, internationale, le monde musulman, bref toute l’humanité respectueuse des droits de l’homme, éprise de paix et de justice. L’une des dernières organisations à se joindre à la vague d’indignation et de condamnation de cet acte «ignoble» c’est la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) dont le Chef de l’unité politique, M. Ntolé Kazadi, recevait, à Bamako, une «Déclaration» des organisations féminines du Mali prohibant la prise d’otage.

Environ un mois après l’enlèvement le 14 avril 2014 de plus de 200 jeunes filles (lycéennes) par la secte Boko Haram au Nigéria, la mobilisation un peu partout dans le monde, en guise de condamnation de cet acte et de soutien aux filles, à leurs familles et aux autorités nigérianes, ne faiblit pas. La Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL) a rejoint la longue liste d’organisations et d’institutions internationales qui condamnent cette violation grave des droits humains, ces «crimes d’enlèvement et d’exactions dont sont victimes ces jeunes filles nigérianes».
«La MISAHEL se joint à la Déclaration des organisations féminines du Mali contre l’enlèvement des jeunes filles au Nigéria», informe un communiqué de la structure. Recevant des organisations féminines du Mali une Déclaration condamnant cet acte, «au nom de l’organisation, M. Ntolé Kazadi, Chef de l’unité politique de la MISAHEL, a remercié le Collectif et les a informé des actions entreprises par l’UA face à cet acte innommable et à la sécurité dans le Sahel», informe un communiqué de la MISAHEL daté d’hier mardi 13 mai 2014.
Selon la même source, s’appuyant sur les textes pertinents de l’Union africaine (UA) (notamment le Protocole de Maputo et la Convention africaine des droits et du bien-être de l’enfant), les organisations féminises maliennes ont affirmé leur «soutien sans réserve aux familles et aux jeunes filles victimes prises en otages». Dans leur «Déclaration», ces organisations ont lancé un appel «pressant à toutes les autorités et personnalités islamiques à condamner cet acte odieux, qui n’honore nullement l’image de l’Islam». Aussi les ont-elles invitées «à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que lesdites jeunes filles soient immédiatement libérées et que de tels actes ne se répètent plus jamais».
Les organisations féminines du Mali qui condamnent «avec la dernière rigueur ce crime odieux qui n’honore point l’Afrique», dénoncent ce qu’elles qualifient de «silence coupable des chefs d’Etats et de gouvernement sur ces actes indescriptibles en violation des Conventions et Traités de la de CEDEO». Suffisant pour qu’elles appellent la communauté internationale et particulièrement les autorités nigérianes «à mettre tout en œuvre pour la libération immédiate  et sans condition de toutes ces filles prises en otage».
Néanmoins, elles exigent des chefs d’Etat africains de «prendre toutes leurs responsabilités pour sauvegarder la paix et la quiétude dans la zone sahélo saharienne». D’ailleurs, les organisations féminines du Mali ont annoncé d’autres actions de soutien «au peuple nigérian meurtri dans son âme et dans sa chair et son honneur bafoué suite aux actes barbares indignes», les semaines à venir.

Ibrahima DIALLO

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