Mali : La France indésirable au Mali

– Alors que nos responsables politiques ainsi que nos médias aux ordres ne cessent d’encenser la présence de nos troupes dans la région du Sahel et particulièrement au Mali, nous expliquant que l’opération Barkhane est un succès, la réalité est bien différente sur le terrain.

En effet, les unités de l’armée française en poste depuis plus de quatre ans dans les régions du nord du Mali sont de plus en plus détestées par les populations locales qui les accusent de brutalité et d’exactions systématiques.
Ainsi, dimanche 8 octobre dernier à Kidal, la population est sortie massivement pour démontrer son indignation face à l’occupation des forces françaises et demander à la Force Barkhane de quitter la ville de Kidal sans délai.
Une information que les principaux médias français se sont bien gardés de reprendre, propagande coloniale oblige, car pour les manifestants, Barkhane est  » une occupation dont personne ne parle « .
« Nous avons manifesté, et nous continuerons de manifester, parce que les troupes françaises doivent dégager », a déclaré l’un des organisateurs de la manifestation. « Elles n’ont rien à faire ici. Elles sont trop brutales, elles interviennent sans précaution dans des domiciles privés ».
La présence des terroristes takfiristes au Mali a fourni une opportunité au pouvoir français pour implanter sa base militaire via l’opération Barkhane, lancée au nom de la lutte contre le terrorisme au Sahel le 1er août 2014 à la suite des opérations Serval et Épervier.
Pour les manifestants, « la base française au nord malien est beaucoup plus menaçante que les terroristes, car la France est en train d’exploiter des minéraux maliens au nord ».
Car tout le monde est conscient que la présence française au Sahel dépasse de loin le cadre de la lutte anti-terroriste et qu’elle est motivée par des objectifs beaucoup moins nobles que la protection des populations locales, comme le laisse croire nos médias et politiciens.
Le Sahel abrite de grandes réserves pétrolières ainsi que des gisements d’uranium et d’or et il est évident que la présence de nos troupes vise, entre autres, à contrôler les ressources des pays de la région et à générer de nouveaux marchés.
Sur le plan militaire, les opérations au Sahel servent parallèlement de laboratoire et de vitrine pour les matériels et méthodes de l’armée française, et profitent clairement aux industriels français de l’armement, dans une industrie qui a réalisé 20 milliards d’euros de commandes en 2016 et se place comme troisième exportateur d’armes mondial en 2017.
Par-delà le contrôle des frontières, il s’agit également de maintenir un ordre social, économique et politique profitable aux classes dominantes pro-occidentales dans la région, alors que les mobilisations contre les régimes autoritaires et les troupes françaises au Sahel se multiplient actuellement.
Cette révolte populaire contre la présence militaire française au Nord-Mali vient s’ajouter aux défaites successives essuyées par ces unités depuis plusieurs mois. Car les groupes terroristes ont réussi non seulement à se régénérer dans les régions du Nord et à réinvestir le terrain, mais aussi, à étendre leur action à d’autres régions du pays pour même atteindre la capitale Bamako par des attentats meurtriers visant des édifices publics, mais aussi, des postes et des patrouilles militaires.
Le Parti Anti Sioniste comprend la colère des manifestants maliens qui ont bien compris que l’armée française n’était chez eux que pour s’emparer des richesses dont regorge leur pays.
Profitant de la faiblesse des pouvoirs en place, du sous-développement et prétextant la lutte contre le terrorisme, notre pays est ainsi devenu une puissante occupante dans la région du Sahel.
Alors que durant les siècles passés, la colonisation se faisait au nom de l’évangélisation ou de la volonté d’apporter la civilisation aux populations indigènes, elle se fait désormais au nom de la lutte contre le terrorisme.
Le Parti Anti Sioniste demande à nos responsables politiques de cesser leur occupation du sahel et de cesser de mentir au peuple français en lui affirmant que notre présence là-bas, est due à des motifs humanitaires, avant que cette situation ne se retourne une fois de plus contre nos citoyens, qui paieront les pots cassés de la politique coloniale de nos gouvernants.
Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

: Afrique Monde

In the Spotlight

Vladimir Poutine a rencontré Bachar el-Assad à Sotchi

by Seutou Lat Dior in A LA UNE 0

Le président russe Vladimir Poutine a rencontré son homologue syrien Bachar el-Assad, en Russie dans le cadre d’une visite de travail. Le processus politique en Syrie et la lutte contre le terrorisme ont été au [...]

Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*