Marathon de Berlin. Kipchoge pulvérise le record du monde, un exploit hors norme

Eliud Kipchoge a amélioré le record du monde du marathon en 2 h 01’39. Le Kényan s’est retrouvé isolé dès le 25e kilomètre mais a su maintenir l’allure à plus de 20 km/h. Stupéfiant.

Cette fois la pluie et la chaussée glissante n’ont pas contrarié son ambition, comme en 2017, lorsqu’il avait dû se contenter de remporter Berlin en 2 h 03’32, alors qu’il tenait une condition physique similaire.

Champion olympique sur la distance il y a deux ans, à Rio, Eliud Kipchoge a profité d’une météo optimale sur le macadam de la capitale allemande, ce matin. Là où les records sont sans cesse chatouillés. Désormais sept records du monde y ont été battus. 2 h 01’39, voilà la nouvelle marque. Il a pulvérisé le précédent record de plus d’une minute, courant à 2’53 au kilomètre !

Le Kényan traquait ce record du monde du 42,195 km depuis cinq ans et ses débuts sur la distance, déjà à Berlin en 2 h 04’05. Ses dix marathons suivants il les a remportés, avec en point d’orgue cette démonstration. Un exploit qui ne peut pas laisser incrédule la planète athlétisme, car Kipchoge est bien le meilleur marathonien du monde.

C’est lui qui avait tutoyé la barrière symbolique des deux heures (2 h 00’25.), lors d’un test sur le circuit de Monza au printemps 2017. Le chrono n’avait pas été homologué – car les lièvres pouvaient venir en renfort à chaque tour et un véhicule protégeait du vent -, mais Kipchoge avait acquis la conviction qu’il pourrait améliorer le record du monde de son compatriote Dennis Kimetto (2 h 02’57), établi à Berlin en 2014..

Un temps historique

C’est désormais chose faite. Eliud Kipchoge a pulvérisé ce record en 2 h 01’39. Mais au-delà de ce temps prodigieux, c’est la manière qui laisse pantois. Rapidement trop exigeant pour son bataillon de lièvres, Kipchogue n’en avait plus qu’un au passage du semi-marathon en 1 h 01’06, soit alors avec 39 secondes d’avance sur le record de Kimetto.

 

Quatre kilomètres plus loin, le lièvre Boit ne pouvait plus l’aider et Kipchoge s’engageait alors dans un raid solitaire de près de 17 km. Sans fléchir. Au contraire. Hallucinant.

Kipchoge est un athlète à la longévité exceptionnelle. En 2003, à l’âge de 19 ans, il avait remporté au Stade de France le titre mondial sur 5000 m, avant d’être vice-champion olympique sur cette distance à Pékin. Devenu marathonien, il n’a pas égaré ses qualités de pistard et a impressionné pour boucler la deuxième partie du marathon de Berlin, en 1 h 0’33, avec un negative split preuve de sa fraîcheur, de sa maîtrise de la distance et d’un savoir-faire kényan qui ne manquent pas d’interroger dans une époque contrariée par le dopage, l’argent qui pervertit le sport. Kipchoge signe un exploit attendu eu égard à ses états de service mais sacrément phénoménal.

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