MAUVAISE GESTION, RUPTURES DE PRODUITS ET CONSOMMABLES, CHIRURGIE AU RALENTI… L’hôpital Albert Royer dans le coma ?

centre hôpital Albert RoyerLe personnel de l’hôpital Albert Royer a organisé hier lundi un sit in dans la matinée, in  pendant deux heures devant le hall de la structure pour protester contre l’état de la structure. Les travailleurs ont tenu à dénoncer les recrutements massifs d’agents, la  chirurgie au ralenti,  les ruptures fréquentes de médicaments  et de consommables  ainsi que la mauvaise gestion qui est à l’origine de tous les  dysfonctionnements.

C’était pour eux une manière de lancer un cri de détresse face à la situation de Albert Royer. L’hôpital est en train de mourir, disaient-il tout amers.

Les enfants malades ou en consultation  à l’hôpital Albert Royer ont eu toutes les difficultés du monde pour se faire admettre hier dans la matinée. Pour cause, médecins, paramédicaux, infirmiers, brancardiers et autres agents de santé … tout le personnel confondu avait observé  un sit-in pour dénoncer la mauvaise gestion de cette structure sanitaire. Habillés de leurs blouses blanches, les agents très en colère ont lancé un cri du cœur face aux maux qui plombent son  fonctionnement.
 
 Selon le porte-parole du collectif des travailleurs, le Dr Mbaye Camara, cette  mauvaise gestion est entièrement imputable à la direction pour n’avoir jamais répondu aux interpellations du personnel. Selon lui, les maux dont souffre l’hôpital sont nombreux :
« dépenses à hauteur de 200 millions  Cfa dans le service social pour des produits pharmaceutiques, pour la maintenance,  la dotation de carburant à des gens  ne travaillant pas  dans l’hôpital, un recrutement massif de personnel politique. Sans compter la fermeture du pavillon d’hospitalisation avec l’approche de l’hivernage, la chirurgie est restée un an avec des difficultés liées à l’absence de produits consommables, de matériels tels que  l’autoclave qui sert à stériliser les appareils de la chirurgie. » 
 
Ceci a conduit, diront les travailleurs,  le service de la chirurgie à rester un an sans tourner en plein régime. « La buanderie est en panne  ce qui fait que le linge se fait à l’hôpital Fann ou à Hoggy. En somme, autant de récriminations qui expliquent le cri de détresse  lancé aux autorités sanitaires.  
 
A l’issue de leur sortie, une rencontre de négociations s’est tenue au Ministère de la Santé et de l’Action sociale regroupant le personnel et les autorités sanitaires.  La base sera informée ce mardi de toutes les décisions issues de la rencontre et permettre ainsi aux travailleurs de déterminer la position à prendre pour la suite de la lutte. Quant au directeur général que nous avons joint, il a préféré garder le silence, a t-il confié. 

Cheikh Tidiane MBENGUE

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