MBACKE – Affaire du détournement supposé de 40 millions de frais de bornage : Le maire sortant Iba Guèye et son 3ème adjoint édifiés le 5 août

L’épilogue de l’affaire opposant l’actuel édile de Mbacké et son 3ème adjoint aura lieu le 5 août prochain, jour choisi par le Tribunal régional de Diourbel pour cette affaire qui tient en haleine depuis plusieurs mois les populations de cette commune.

C’est le 5 août prochain que l’affaire opposant Ibrahima Guèye actuel maire de Mbacké et son 3ème adjoint sera vidée. L’affaire mise en délibéré après la plaidoirie des avocats des deux parties a tenu en haleine le nombreux public venu de Mbacké.

Dès l’entame hier du procès, Abdou­laye Babou, avocat de son frére Yous­sou­pha, a soulevé des exceptions. Celles-ci ont trait à l’immunité de la personne qui serait un conseiller municipal, à la nullité de la citation directe servie par le maire Ibrahima Guèye à son 3ème adjoint et l’irrecevabilité de l’action.

Pour Me Babou, dans le cas d’un procès en diffamation, il faut communiquer à la partie adverse les conclusions, ce que les avocats de Ibrahima Guèye n’ont pas fait. 

Ces exceptions battues en brèche par Mes Baba Diop et Abdou Aziz Ndiaye. Pour Me Diop, «il n’y a pas de textes qui consacrent l’immunité d’un conseiller municipal. On fait beaucoup de confusions dans ce qu’on dit, vous vous êtes trompés d’interprétation sur les textes en refusant de prendre communication».

Avec son confrère de la partie civile, Me Baba Diop a demandé que les exceptions soulevées par Me Babou soient rejetées. 

A la suite de ces empoignades, débuta le procès. Invité à donner les preuves comme quoi le maire Ibrahima Guèye aurait détourné les 40 millions de francs, fruits du paiement des frais de bornage du lotissement de Ndoyenne extension et des xanthianes, Youssou­pha Babou fera comprendre au Tribunal que la responsabilité du maire est établie parce que c’est lui la personne morale de la collectivité locale. Il a aussi remis des reçus déchargés par des chefs de quartier qui ne sont pas investis de ce pouvoir, car l’argent collecté dans ces lotissements devrait être versés au Trésor public. 

Mieux laissera-t-il entendre, le maire a usurpé les fonctions de comptable public et que seule la somme de 3 390 544 francs est trouvée dans le compte de la mairie. Youssoupha Babou fera aussi une révélation de taille comme quoi, la commission domaniale était infor­melle, parce que composée de gens qui n’en avaient ni le droit encore moins le titre. Il a cité le nom du garde corps de Ibrahima Guèye qui en ferait partie.

Des raisons insuffisantes aux yeux des avocats du maire Ibrahima Guèye, qui ont laissé entendre que Youssoupha Babou a diffamé leur client et porté atteinte à son honorabilité et pour tous ces préjudices subis, ils demandent au Tribunal d’allouer au maire sortant de Mbacké la somme de 50 millions de francs. 

A la suite des avocats de la partie civile, Me Babou demande au Tribunal de condamner Ibrahima Guèye qui a «longtemps spolié les terres de Mbacké» à payer à Youssoupha Babou la somme de 50 millions de francs. 

Le ministère public a demandé une application de la loi. 

Pour rappel, le maire de Mbacké avait attrait à la barre du Tribunal régional de Diourbel son 3ème adjoint qui, lors d’une session ordinaire du conseil municipal, l’avait accusé d’avoir fait main basse sur la somme de 40 millions représentant le paiement des frais de bornage de Ndoyenne extension et des xanthianes. Une sommation interpellative avait été adressée à Youssoupha Babou pour confirmer ou infirmer les propos qu’il avait tenus. Ce qu’il avait confirmé. Il s’en est suivi une citation directe du maire Ibrahima Guèye à l’encontre de son collègue conseiller municipal.

  • Écrit par  Boucar Aliou DIALLO 

badiallo@lequotidien.sn
Correspondant

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