Me Adama Guèye défend le juge Ibrahima Hamidou Dème: « Il n’a absolument pas violé le droit de réserve »

L’ancien Bâtonnier, Me Adama Guèye, membre de la Plateforme « Avenir Senegaal bi ñu bëg » estime que le juge Ibrahima Hamidou Dème, démissionnaire du Conseil supérieur de la Magistrature n’a absolument pas violé le droit de réserve et qu’il est resté constant dans sa posture de dénonciation et d’alerte.
Me Adama Guèye défend le juge Ibrahima Hamidou Dème: « Il n’a absolument pas violé le droit de réserve »

Me Mame Adama Gueye a apporté sa note dans ce concert de soutien au magistrat démissionnaire du Conseil supérieur de la magistrature.

Et, selon lui « Il ne faut pas faire une interprétation extensive de l’obligation de réserve. M. Dème n’a absolument pas violé l’obligation de réserve. Encore une fois, je n’estime pas qu’il y a eu violation de l’obligation réserve M. Dème est dans son domaine, il parle de la justice. Si on veut empêcher un magistrat de parler de la justice, on est où ? Et il n’est pas le premier magistrat à parler de la justice. Récemment, l’Union des magistrats du Sénégal a fait des déclarations sur la justice et c’est tout à fait normal. C’est que je ne vois pas en quoi M. Dème a violé l’obligation de réserve. Il a fait son devoir, car, en plus, il était un représentant du collège des magistrats au Conseil supérieur de la Magistrature. Il n’a pas donc parler seulement en tant que magistrat, mais en tant qu’élu du Conseil supérieur de la magistrature. S’exprimer sur les conditions de fonctionnement de la Magistrature ne peut aucunement pas constitue une violation de l’obligation de réserve »,

Invité de l’émission Grand Jury sur la Rfm Me Gueye s’est tout de même dit surpris de la démission du juge Dème.
« Je suis surpris par sa démission, car, au Sénégal, on ne sait pas démissionner et de ce point de vue, c’est un bel exemple de responsabilité. Dont, il faut se féliciter. Mais, je ne suis pas surpris par ce qu’il dénonce. Ce qu’il dit, ce sont des constats qui sont récurrents depuis 2004. Moi, j’ai participé à une étude sectorielle sur le programme justice en tant que consultant. Et les constats qu’il fait étaient déjà listés à l’époque. Donc, ce n’est pas une situation nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est qu’un magistrat qui est membre d’un Conseil supérieur de la Magistrature démissionne et symboliquement, c’est important. Ce qui est intéressant, c’est que ça fait progresser le débat. Aujourd’hui, le diagnostic est clair, parce que c’est des acteurs du système qui ont fait cet état des lieux. Il faut en prendre acte et essayer d’avancer. Ce n’est pas par des incantations qu’on va régler le problème », a ajouté Me Adama Guèye.

Le leader de la la Plateforme « Avenir Senegaal bi ñu bëg » a aussi rappelé que le juge Dème n’est pas à son premier acte de dénonciation du fonctionnement de la magistrature. « Dans une belle contribution datant d’il y a deux le juge Dème avait signalé tout cela avec de bonnes propositions sur le Conseil supérieur de la Magistrature. Il avait même proposé l’érection d’un secrétariat du Conseil supérieur de la magistrature », rappelle l’avocat d’affaire face au journaliste Mamoudou Ibra Kane.

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