Me El Hadj DIOUF brandit une facture et accable les Moustapha

Me El Hadj DIOUF brandit une facture et accable les Moustapha

Le leader Parti des travailleurs et du peuple (PTP) revient à la charge. Après ses graves accusations et la cascade de démentis qui les a suivies, l’avocat  persiste et signe, document à la main.

«Je maintiens ce que j’ai dit : nous avons une Assemblée nationale de magouilles », a soutenu Me DIOUF qui faisait face à la presse ce jeudi. Allant plus loin et citant des noms, le leader de la coalition Leral accuse : « Le président du groupe parlementaire Moustapha DIAKHATE a, par exemple, une enveloppe de cinq millions par mois hors salaire. Il faut que les corps de contrôle de l’Etat viennent fouiller l’Assemblée nationale, ils ne verront que du faux».

S’agissant des vidanges surfacturées dont il avait fait état, Me El Hadj DIOUF maintient les sommes qu’il avait avancées, brandit une facture datée du 26 mai 2016 et assène : «Quand je fais le vidange de ma propre voiture, ça n’a jamais dépassé 35 000F CFA. Il n’y a jamais eu de factures de moins de 100 000 FCFA. Quand les pneus sont changés, ils vont vite les récupérer pour les revendre et mettre l’argent dans leurs poches. J’ai demandé une facture pro forma à la société qui a vendu les voitures à l’Assemblée pour savoir le montant des quatre pneus réellement, c’est facturé à 521 400F Cfa hors Tva, une différence de 279 230F Cfa.». 

Ne s’arrêtant pas à ses accusations, Me DIOUF qui invite les corps de contrôle à visiter l’Assemblée nationale ne lâche pas les véhicules de l’Institution. Selon lui, «la facture des plaquettes de frein est estimée à 358 373 F Cfa alors qu’elles n’atteignent pas 100 000 F CFA ». Pour étayer ses propos il déclare : «Ils ont daigné demander à mon chauffeur de changer les freins. Jusqu’à présent je n’ai pas encore changé de freins. Je me suis rapproché d’un atelier de mécanique pour vérifier, le mécanicien m’a dit que les freins sont intacts. C’est pour faire semblant de les changer sans changer». 

L’Assemblée nationale, qui avait balayé d’un revers de la main les accusations de Me DIOUF, lui avait demandé, par la voix d’ Awa NIANG, deuxième questeur de l’Institution, d’apporter les preuves de ses allégations. Avec cette conférence de presse, Me El Hadji DIOUF en a assez dit.

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