Meurtres de civils : nouvelle vidéo “accablante” contre l’armée camerounaise

Amnesty International est montée au créneau pour dénoncer un nouveau “massacre” dont se serait rendu coupable l’armée camerounaise. Dans un communiqué rendu public ce vendredi, l’ONG de défense des droits de l’homme évoque une “vidéo horrifiante” circulant sur les réseaux sociaux dans laquelle des soldats camerounais abattent une dizaine de civils non armés au cours d’une opération dans l’Extrême-Nord.

Amnesty International est montée au créneau pour dénoncer un nouveau “massacre” dont se serait rendu coupable l’armée camerounaise. Dans un communiqué rendu public ce vendredi, l’ONG de défense des droits de l’homme évoque une “vidéo horrifiante” circulant sur les réseaux sociaux dans laquelle des soldats camerounais abattent une dizaine de civils non armés au cours d’une opération dans l’Extrême-Nord.

Ces nouvelles accusations surviennent près d’un mois après une autre vidéo qui a créé une onde de choc au Cameroun et au-delà de ses frontières. Toujours dans le nord du pays, des hommes habillés en tenues militaires du Cameroun ont froidement abattu deux femmes et deux enfants.

Bien que qualifiée de “fake news” par les autorités camerounaises, la vidéo devrait tout de même faire l’objet d’une enquête comme l’a annoncé le ministre de la Communication du pays, Issa Bakary Tchiroma.

Cette dernière vidéo fera également l’objet d’une enquête, bien que le gouvernement camerounais ait démenti sa véracité. Selon le de la Communication, le gouvernement est “victime d’une campagne de dénigrement” à la veille de la présidentielle à laquelle va se présenter Paul Biya, à la tête du pays depuis 36 ans.

Le Cameroun est en guerre ouverte avec la secte islamiste Boko Haram qui opère dans le nord du pays depuis. En parallèle, un groupe de sécessionnistes a également engagé un bras de fer armé avec le gouvernement dans les régions anglophones de Sud-Ouest et du Nord-Ouest.

Souvent accablé par les ONG de défense des droits humains dont Amnesty International de violation des liberté dans le cadre de ces conflits, le gouvernement camerounais a toujours rejeté les accusations, les qualifiant de “grossiers mensonges”.

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