MOUSSA DIAW DE L’UGB SUR LA DÉMISSION DE THIERNO BOCOUM DE REWMI LEGISLATIVES 2017 EN… PROLONGATION !

Selon Moussa Diaw, enseignant-chercheur en science politique à l’Ufr des sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, la démission de Thierno Bocoum du parti Rewmi ne peut être dissociée de son absence de la liste des personnalités retenues pour les investitures aux élections législatives au niveau de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal.

Se prononçant hier, jeudi 5 octobre sur la capitulation du désormais ex-chargé de la communication de la formation politique d’Idrissa Seck, Moussa Diaw déclare que sa réaction, «très philosophique», cachait mal une forme d’amertume et de frustration.

L’enseignant-chercheur en science politique à l’Ufr des sciences juridiques et politiques de l’Université Gaston Berger(Ugb) est formel. En dépit des convenances personnelles qu’il a évoquées comme raisons de son départ, la démission annoncée de Thierno Bocoum du parti Rewmi ne peut être dissociée de son absence de la liste des personnalités retenues pour les investitures aux élections législatives au niveau de la coalition Mankoo Taxawu Senegaal.
 
Se prononçant hier, jeudi 5 octobre sur la capitulation du désormais ex-chargé de la communication de la formation d’Idrissa Seck, Moussa Diaw déclare : «Sa réaction, très philosophique cachait mal une forme d’amertume et de frustration, enveloppée dans un mutisme qui laissait transparaître la préparation d’une réponse politique à la hauteur de cette bourde des responsables de cette coalition.

D’ailleurs, personne n’arrive à justifier cette mise à l’écart d’un député sortant qui s’est distingué à l’hémicycle par son engagement, sa combativité et son sens de la responsabilité. Mais d’autres logiques se sont imposées dans les manœuvres lors des investitures.

Dans tous les cas, le leader du parti Rewmi semblait vraiment ne pas s’investir à fond dans ce combat politique, ce qui explique son étonnement de constater l’omission volontaire d’un membre important de son parti de la liste de Mankoo Taxawu Senegaal».
 
Poursuivant son propos, l’enseignant-chercheur en science politique à l’Université Gaston Berger a toutefois prévenu que le départ de Thierno Bocoum va créer un vide autour d’Idrissa Seck qui, selon lui, «demeure affaibli par des échecs politiques et la défection de ses compagnons qui ont permis au parti de tenir le coup devant cette grande perturbation affectant la plupart des formations politiques aussi bien dans la majorité que dans l’opposition».

«Ce phénomène est symptomatique d’un essoufflement des partis politiques, de leur manque de démocratie, de renouvellement de l’élite dirigeante pour s’adapter aux nouvelles exigences politiques, autrement dit au temps et mode politiques, conformément à la nécessité d’une innovation dans l’offre politique. L’avenir proche nous édifiera sur la profondeur de la crise au sein des formations politiques coincées par leur rigidité», souligne Moussa Diaw.
 
Se prononçant par ailleurs sur l’avenir politique de Thierno Bocoum, Moussa Diaw assure : «Si l’on se réfère à ses propos, Thierno Bocoum semble s’orienter vers la création d’une formation politique élargie qui regroupera des compatriotes attachés à des principes et valeurs dans le souci de préserver l’intérêt national et de répondre aux aspirations des Sénégalais. On lui prête d’autres intentions mais je n’y crois pas car il a toujours été cohérent avec ses idées et ses principes même si en politique tout reste possible. Il est tôt de le juger, donnons-lui le temps du politique».

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