Moussa Sow et Mame Birame Diouf, ces deux équations à résoudre pour coach Cissé !

Aliou Cissé va devoir trancher sur le vif, au sujet de Moussa Sow (Al Ahly Dubaï) et Mame Biram Diouf (Stoke, Angleterre), des cadres de son équipe dont la situation en club semble mal s’accommoder des principes de cadrage retenus par le sélectionneur des Lions du football.

La ligne de conduite jusque-là édictée par le technicien est de ne convoquer en équipe nationale que des joueurs au top et évoluant dans des championnats de haut niveau, ce qui semble mal cadrer avec la situation de Moussa Sow et Mame Birame Diouf.

Le premier, retourné dans son club aux Emirats Arabes Unis après un prêt réussi à Fenerbahçe (élite turque), a marqué son retour en sélection par des buts précieux.

D’abord contre le Cap-Vert (2-0) lors de la première journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, contre la Guinée Equatoriale (3-0) ensuite, il a marqué un doublé lors de la première journée des éliminatoires de la CAN 2019.

De fait, à 31 ans, Moussa Sow, qui a rejoint la sélection nationale en 2009, est jugé comme l’attaquant sénégalais le plus en forme du moment.

Mais en jouant dans le championnat des Emirats arabes unis, le meilleur buteur 2011 de la Ligue 1 française pourrait voir son avenir en équipe nationale assombri, le sélectionneur ayant décidé de ne pas convoquer les joueurs évoluant dans des championnats dits exotiques.

En pourparlers avec des clubs turcs, l’ancien joueur de Rennes et de Lille aura jusqu’à la période estivale des transferts (fin août) pour trouver un point de chute en Europe où se joue «le vrai football», selon le sélectionneur national.

«Je suis sur la même ligne directrice», a tenu à préciser le capitaine des Lions à la CAN et à la Coupe du monde 2002, qui veut se réserver une fenêtre de tir sur ce cas précis, au risque d’être accusé de tenir un double langage.

S’y ajoute que le récent transfert du Brésilien Paulinho de Guangzhou Evergrande (Chine) au FC Barcelone (Espagne), devrait pouvoir faire évoluer le discours du sélectionneur national à propos de ces championnats dits exotiques.

Kader Mangane par exemple, le défenseur sénégalais transféré en Arabie Saoudite (Al Hilal) en 2015, a réussi un come-back brillant en Europe. Il a été sélectionné dans l’équipe-type de la Ligue 1 française la semaine dernière, après avoir réussi à faire remonter Strasbourg de la Ligue 2 à l’élite française.

De même, Issiar Dia, parti au Qatar en 2012, a réussi le même come-back la saison dernière en Ligue 1 française avec l’AS Nancy Lorraine.

Si ce club a été ensuite relégué en Ligue 2, l’attaquant sénégalais de 30 ans a réussi une saison convaincante qui lui a permis de se trouver un nouveau point de chute en Turquie (Matalyaspor), où il a signé un contrat de trois ans.

L’autre équation que le sélectionneur national, Aliou Cissé va devoir trancher est celle que lui pose la situation de Mame Biram Diouf.

Transformé depuis le milieu de la saison dernière en piston droit à Stoke City, l’ancien attaquant de Manchester United, peine à trouver ses repères en équipe nationale.

S’il n’est pas avare en efforts, il tarde à être décisif devant le but en tant qu’attaquant de pointe préféré de l’entraîneur national depuis quelques temps.

Aussi Aliou Cissé a-t-il invité mercredi en conférence de presse l’attaquant international à prendre ses responsabilités quant à sa situation contractuelle. Sans oublier qu’il a rappelé Moussa Konaté, absent de l’équipe nationale depuis la CAN 2017.

«Le cas Mame Biram est un problème. Il ne faut pas se voiler la face. Il vient en équipe nationale en tant qu’attaquant de pointe, en tant que buteur. C’est ce que j’attends de lui, c’est que nous tous, connaissons de lui. Sa faculté de peser sur les défenses, ses appels de balle en profondeur. Il est capable de garder le ballon dos au but et de marquer”, explique le technicien.

Mais à Stoke, sa situation a changé au gré des schémas tactiques et il «est souvent utilisé comme piston droit», a relevé le sélectionneur national; interrogé sur son attaquant.

Poursuivant son propos, il a dit: ”A un moment, il faut prendre ses responsabilités. S’il n’est pas heureux d’évoluer comme arrière droit, il doit le dire à la direction du club pour qu’il parte voir ailleurs».

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