MOUSTAPHA DIAKHATE, PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE BENNOO BOKK YAKAAR «Il faut que les auteurs d'ignobles détournements de deniers publics soient châtiés de manière exemplaire»

Pour Moustapha Diakhaté, président du groupe parlementaire Bennoo Bokk Yakaar, Karim Wade se livrait à des pratiques peu MOUSTAPHA DIAKHATE, PRESIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE BENNO BOKK YAKAARmoustaorthodoxes pour cacher sa fortune. Ces pratiques, selon lui, vont des prête-noms aux virements dans les paradis fiscaux, en passant par les montages complexes dits de «sociétés à tiroirs » et des «partenariats techniques avec de grands groupes mondialement connus en vue d’utiliser leurs références et nom commercial dans le cadre de contrats de franchise moyennant le reversement d’un pourcentage du chiffre d’affaires » etc.

Le patron du groupe parlementaire majoritaire qui dénonce ce système demande, dans un communiqué, que l’on soit intransigeant avec les «détourneurs de deniers publics, comme cela a été trop souvent le cas au Sénégal» pour ne pas «encourager, renforcer, ou devenir complice des viles pratiques qui ont permis à Monsieur Karim Wade » de mettre, entre autres, un système de prête-noms.

Le président du groupe parlementaire Bennoo Bokk Yakaar, Moustapha Diakhaté est de ceux qui pensent qu’il faut être impitoyable avec les «détourneurs de deniers publics, comme cela a été trop souvent le cas au Sénégal» pour ne pas «encourager, renforcer, ou devenir complice des viles pratiques qui ont permis à Monsieur Karim Wade» de mettre en place un mécanisme frauduleux.

Dans un communiqué qu’il a fait parvenir à notre rédaction, le patron du groupe parlementaire majoritaire liste quelques pratiques du fils de l’ancien président de la République. Il prétend que Karim Wade a «mis en place un système de prête-noms reposant sur des informations fausses contenues dans des supports authentiques ».

Moustapha Diakhaté explique que ce système de prête-noms consiste à «attribuer, faussement, à travers des actes notariés la propriété de sociétés pesant des milliards à des personnes qui ne sont que des « associés de paille », souvent des personnes à très faibles revenus». L’autre pratique consiste, toujours selon lui, à faire des «montages complexes dits de «sociétés à tiroirs» détenues par des sociétés offshores qui, à travers des conventions réglementées avec les sociétés de droit local, font sortir les capitaux».

Aussi noue-t-il des «partenariats techniques avec de grands groupes mondialement connus en vue d’utiliser leurs références et nom commercial dans le cadre de contrats de franchise moyennant le reversement d’un pourcentage du chiffre d’affaires (exemple de menzie aviation)». L’astuce peut consister à «effectuer des virements bancaires portant sur des millions de dollars de paradis fiscal à paradis fiscal ;(exemple de virements ayant quitté Saint-Hélier à Jersey dans les Channel Islands vers Monaco)».

De même qu’à «créer des sociétés n’ayant aucun autre objectif que celui de facturer, sans contrepartie réelle, les sociétés de droit local en vue de sortir les fonds tout en préservant une apparence de régularité dans les opérations». Le fils de l’ancien Président, selon Moustapha Diakhaté, n’hésite pas à « recourir aux amis d’enfance, aux camarades de classe, à certains membres de la famille et aux employés de ces derniers pour faire fonctionner le système». Et de préciser que la liste de ces pratiques illicites est loin d’être exhaustive.

Pour le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar « face à de tels scandales financiers, de telles forfaitures, de telles trahisons la seule attitude exemplaire de tout patriote est de soutenir la justice pour extirper le Sénégal des griffes des tenants de la culture du pillage des biens de la nation ». Et d’ajouter : «Il