«Mr Ibrahima Seck m’a proposé de venir chez lui et d’avoir des rapports sexuels avec lui pour qu’il m’aide à décrocher l’entrée en sixième»

Ibrahima Seck, instituteur à l’école Moundiaye Thiaw de Thiès vit certainement les pires moments de sa vie. En effet, après avoir été arrêté en 2002 pour pédophilie, il est poursuivi cette fois-ci pour viol sur A. M. Ball, mineure et élève en classe de CM2 dans le même établissement. Le procureur ayant demandé la relaxe pour lui, faute de preuves, il sera fixé sur son sort le 29 septembre prochain.

Pour les faits tels que rapportés par la victime, l’instituteur Ibrahima Ndiaye l’a interceptée à la descente de l’école pour lui proposer de coucher avec lui afin qu’il l’aide à avoir son examen. «Un jour, alors que je venais de descendre de l’école, vers les coups de 18 heures, monsieur Ibrahima Seck m’a proposé de venir chez lui et d’avoir des rapports sexuels avec lui pour qu’il m’aide à décrocher l’entrée en sixième», a révélé A. M. Ball.

Avant de préciser que ce dernier lui a fait comprendre que le jour des examens, il serait dans son centre d’examen. Mais la conversation sera entendue par le boutiquier du coin qui intercepte la jeune fille et lui demande de ne pas céder à la tentation et de rentrer chez elle.

«Sans se décourager, l’instituteur Ibrahima Seck est revenu à la charge le lendemain et a réussi à m’emmener chez lui. Une fois chez lui, il m’a installée dans le salon avant de me déshabiller, de procéder à des attouchements puis d’introduire son sexe dans le mien», a déclaré la fillette.

Cette dernière de poursuivre : «J’ai essayé de le repousser, mais il était beaucoup plus fort que moi et m’a forcée à coucher avec lui. Après j’ai constaté que mes habits étaient tachetés de sang et j’ai pris une moto Jakarta qui m’a emmenée jusque chez moi», raconte la fillette. Toujours selon cette dernière, quelques jours plus tard, l’instituteur est revenu à la charge et ils ont refait l’amour chez lui.

Ibrahima Seck nie et crie au complot

Monsieur Seck, pour sa part, nie tout et soutient que c’est le directeur de l’école qui l’a informé de la situation et qu’un jour l’écolière A. M. Ball et son père se sont présentés chez lui en lui exhibant un certificat de grossesse. «Ils m’ont demandé de reconnaitre la grossesse, sinon, ils vont me trainer en justice. Ce que j’ai refusé catégoriquement», a soutenu Ibrahima Seck. Avant de réfuter avoir jamais entretenu de rapport sexuel avec la jeune Ball.

Aussi, a-t-il crié au complot : «elle fait partie du groupe de personnes qui m’avait accusé ce qui m’avait valu une arrestation dans le passé et aujourd’hui elle revient avec le même mode opératoire», explique-t-il. Avant d’ajouter : «pis encore, le certificat de grossesse que A. M. Ball et son père m’avaient présenté était faux, puisque mon avocat a demandé une contre-expertise avec une échographie pelvienne qui a démontré clairement que l’utérus de A. M. était vide».

Pour sa part, le procureur de la République a soutenu qu’il n’y a pas de preuve de la matérialité des faits, ce qui, en conséquence, prouve qu’il n’y a pas d’acte matériel qui peut attester du détournement de mineure ni de certificat qui atteste de la matérialité du viol. Aussi, le ministère public a requis la relaxe pour Ibrahima Seck. L’affaire sera vidée le 29 septembre prochain.

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